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Sat, 30 Aug 2008 00:35:19 -0800
Sherman 42 Шерман 42

komissarov_a posted a photo:

Sherman 42 Шерман 42

Шерман 42 - защищая Россию от фашистов..

Sherman 42, fighting against Nazis in Russia during WWII.


Wed, 6 Aug 2008 12:04:19 -0800
IRAN; « Vers la Victoire ! »

iran_maryam_maryam_iran posted a photo:

IRAN; « Vers la Victoire ! »

www.maryam-rajavi.com/fr/index.php?option=com_content&...
Le vacarme des mollahs dans leur course aux armes atomiques, le sifflement strident de leurs bombes qui déchiquettent l’Irak et les hurlements de peur et de terreur qu’ils sèment dans le pays, ne sont pas la voix de l’Iran.
La voix de l’Iran retentit à travers les slogans des jeunes Moudjahidine et militants qui dans le soulèvement contre le rationnement de l’essence lancent « Mort au dictateur ! ».
La voix de l’Iran, ce sont les cris des femmes courageuses, le visage couvert de sang, qui dans le face à face avec les gardiens de la révolution ces derniers mois, ont bouleversé le monde.
La voix de l’Iran, c’est la voix d’Elham, cette fillette de 10 ans au rassemblement des enseignants protestataires à Téhéran, qui parle de son père en prison et fait pleurer des milliers d’enseignants.
Le cri de l’Iran, c’est le cri des ouvriers qui scandaient le 1er mai « On ne veut pas du nucléaire, on veut de quoi vivre et du travail», et « un avenir, c’est notre droit inaliénable ».
La voix de l’Iran, ce sont les battements des cœurs oppressés de 71 adolescents condamnés à mort.
La voix de l’Iran, ce sont les lamentations des mères kurdes et baloutches et des femmes arabes du Khouzistan qui pleurent la mort de leurs fils pendus ces derniers mois dans les rues de Sanandaj, Zahedan et Ahwaz.
La voix de l’Iran, ce sont les slogans des étudiants de Polytechnique et des universités de tout le pays qui crient « Mort au dictateur ! ».
La voix de l’Iran, ce sont les hurlements de douleur dans les salles de torture des mollahs. « Je suis encore vivant, ma voix ne s’est pas éteinte, je brise le silence d’un millier dans la section 209. »
La voix de l’Iran c’est le grondement des Moudjahidine de la liberté, qui appellent depuis la Cité d’Achraf, les Iraniens à se lever pour la liberté.
Et nous aujourd’hui, d’une seule voix avec les Iraniens insurgés, nous crions qu’au lieu du régime des mollahs, il faut instaurer la liberté et la souveraineté populaire.
Oui, c’est ça la voix de l’Iran.
Le soulèvement général des 26 et 27 juin déclenché par la crise de l’essence, montre le véritable visage d’une société exaspérée au bord de l’explosion. Ce soulèvement est le témoignage le plus objectif et le plus clair des revendications brûlantes des Iraniens. Ils veulent renverser le régime des mollahs.
Les cris de « Mort à Ahmadinejad » qui ont immédiatement retenti dans les rues de Téhéran, les charges courageuses des insurgés contre les centres du pouvoir et la panique qui s’est emparée du régime, tout montrait que cela dépassait de loin une crise économique. Il s’agit d’une crise qui marque la phase terminale du régime et sa destruction.
C’est en instaurant un couvre-feu, en arrêtant des centaines de personnes et en faisant des morts et des blessés parmi les jeunes, que le régime a répondu. Le guide suprême des mollahs a donné l’ordre d’agir fermement, en faisant des exemples. Mais ce qui est exemplaire, c’est la défaite cuisante que le soulèvement populaire vient d’infliger aux mollahs et à leurs alliés.
En une heure, toute la démagogie de ces deux dernières années où ils disaient vouloir partager les revenus pétroliers avec le peuple, est partie en fumée.
Tous les slogans du pouvoir sur le programme atomique, comme quoi « l’énergie nucléaire est notre droit inaliénable », ont disparu dans les flammes du soulèvement.
Toute la propagande des apologistes de la complaisance sur la stabilité et la puissance des mollahs, s’est évanouie. Et la marque de terroriste qu’ils collent à la résistance pour la liberté, a brûlé dans le feu de l’insurrection.
Et maintenant c’est au tour du peuple iranien de demander : avec toutes ces annonces sur les progrès scientifiques pour justifier le programme nucléaire contraire aux intérêts de la nation, comment se fait-il qu’en trente ans vous n’ayez même pas été capables de construire une raffinerie pour produire de l’essence ? Pourquoi tout cet argent que vous avez dilapidé pour fabriquer une bombe atomique, vous ne l’avez pas utilisé pour raffiner de l’essence ? Pourquoi en imposant ce rationnement de l’essence, avez-vous détruit en une nuit la source de revenus d’une immense partie de la population ? Pourquoi tout à coup, avez-vous réduit au chômage et à la misère des millions de personnes ?
Ils n’ont pas de réponse, parce qu’ils sont au bout du chemin. Ils ne savent rien faire d’autre que réprimer et exporter le terrorisme et l’intégrisme. Ils sont dans une impasse.
C’est pourquoi ces deux dernières années, tout ce que les Etats partisans de la complaisance ont misé ou prétendu sur le régime des mollahs, s’est avéré faux.
Ils ont dit qu’en encourageant les mollahs, ils changeraient leur comportement. Or au lieu de changer, les mollahs ont enfoncé l’Irak dans un bain de sang, ont entraîné le Liban dans le chaos, ont divisé en deux la Palestine et ont ramené le terrorisme et l’effusion de sang en Afghanistan.
Ces Etats ont dit qu’avec les marchandages et les négociations, ils obtiendraient l’accord des mollahs pour suspendre leur programme atomique. Or ces derniers ont développé leurs activités pour fabriquer des armes nucléaires et ont ignoré trois résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.
Ils prétendaient qu’un embargo pousserait les Iraniens à soutenir le régime, ils peuvent ouvrir les yeux maintenant et voir ce soulèvement général. Et cela se passe alors que l’étiquette de terroriste collée à la résistance permet aux mollahs de maîtriser les effets des sanctions. Imaginez alors ce qui se passera, le jour où cette étiquette de terrorisme disparaîtra !
Oui, le problème c’est que toutes les politiques face à la crise iranienne ont abouti à un échec. Pour l’Iran, la région et l’Irak, il n’y a qu’une solution et c’est un changement démocratique réalisé par le peuple iranien et sa résistance.
Le choix des Iraniens, c’est la liberté et la démocratie. C’est pour elles que Satarkhan, notre héro national, s’est battu en 1908. C’était la grande espérance de Mossadegh dans les années 1950. Et c’est le but de la résistance érigée par Massoud Radjavi. Nous ne baisserons pas les bras pas tant que nous ne l’aurons pas atteint.
Il y a deux jours, l’Union européenne, comme on pouvait le prévoir, après sept mois de fraude et d’intrigues, a finalement piétiné le verdict de la Cour de Justice Européenne et dans une mesure illégale, a maintenu le nom des Moudjahidine sur la liste en servant les intérêts du parrain du terrorisme.
À cause de la clarté du verdict supprimant le nom de l’OMPI de cette liste, le Conseil des Ministres a été incapable d’en publier une pendant 13 mois. Il devait choisir entre deux voies : soit supprimer l’OMPI de la liste et brouiller ses relations avec le régime des mollahs, soit être frappé de honte et de discrédit pour avoir violé un arrêt de justice et coopéré avec le régime des mollahs.
Il a finalement choisi le scandale. Mais il doit savoir que la complicité avec les bourreaux des enfants et des jeunes en Iran, la collaboration avec les responsables du massacre de la population en Irak et l’ennemi de la paix dans la région et l’assistance fournie aux banquiers du terrorisme dans le monde, est une tache honteuse qui souillera à jamais l’histoire de l’Europe.
J’appelle toutes les femmes et tous les hommes libres d’Europe, quelle que soit leur fonction, à prendre leur distance avec cette tache honteuse et à obliger le Conseil des Ministres de l’Union européenne à se plier au verdict et à la loi. La Résistance iranienne utilisera tous les moyens politiques et juridiques légitimes, pour faire appliquer ce verdict et pour faire supprimer le nom de l’OMPI de la liste noire.
Au lendemain de ce verdict, le Conseil des Ministres européen aurait pu faire appel, mais il a préféré désobéir à la décision de justice. Puis il a fraudé pour dissimuler son infraction.

Le 30 janvier, le Conseil des Ministres européen a annoncé son intention de maintenir cette inscription. En même temps, il a demandé à la Résistance iranienne de présenter les raisons pour lesquelles elle rejette cette accusation, en lui donnant un mois de délai. La décision de maintenir l’OMPI sur la liste est une infraction et la demande de documents une fraude évidente.

Car ils avaient déjà pris la décision de contourner le verdict de la cour de justice. Dans les documents qu’ils ont remis récemment aux avocats, il est dit que le 18 décembre, c'est-à-dire six jours à peine après le verdict, ils ont abordé dans une réunion les « étapes nécessaires pour maintenir le nom de l’OMPI dans la liste ».
C’est ce que ces messieurs du Conseil des Ministres appellent la démocratie !
Au lieu d’examiner et de faire des recherches, ils font des réunions pour savoir par quelle tactique frauduleuse ils peuvent maintenir l’OMPI sur la liste noire.
Tandis que le Conseil des Ministres, dans des lettres successives, a prétendu que la décision finale n’avait pas encore été prise, Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique, a reconnu que la décision avait été adoptée au mois de janvier. C’est-à-dire avant que la Résistance, conformément au délai d’un mois, ne remette ses documents. Le bureau de la Chancelière allemande a dévoilé une autre contradiction, en disant que la décision avait été prise au mois de février.
Par conséquent ce mois de délai est une véritable supercherie.
Ils ont prétendu que le verdict ne portait que sur la procédure. Ils ont prétendu que le verdict n’annulait que la décision de 2005 de l’Union européenne et ne concernait pas celle de l’année suivante.
Mais comme l’a montré Lord Slynn dans son précieux avis juridique, c’est là une allégation trompeuse. Le Conseil a accepté l’annulation de sa décision de 2005. De même, il a reconnu au tribunal que conformément à un article du traité européen, toute autre décision de substitution devait être annulée.
Par conséquent le Conseil des Ministres a enfreint ouvertement ses obligations vis-à-vis du traité européen. Ce qui s’est passé, c’est une violation des droits fondamentaux, et cela va bien au-delà de la procédure et de la manière dont sont prises les décisions. Ce sont donc les droits du peuple iranien qui ont été violés.
Oui, toute la dispute porte sur les droits du peuple iranien et avec cette inscription sur la liste noire, ils ont été livrés sur un plateau au régime des mollahs. Mais sachez que nous et notre peuple, nous arracherons ces droits usurpés des griffes des mollahs
Des documents douteux ;
Le Conseil des Ministres européen a été obligé à la suite des demandes répétées des avocats, de leur remettre ses documents sur les accusations de terrorisme.

Le Conseil a certainement dépensé beaucoup de temps et d’énergie pour rassembler ces documents. Mais la montagne a fini par accoucher d’une souris, et au lieu de documents juridiques valables, il a transmis une poignée de papiers sans valeur.

Une partie de ces papiers n’a pas de sources et on ne sait pas d’où ils sortent. D’autres ne sont pas datés. Certains ne portent même pas le nom des Moudjahidine du peuple et n’ont aucun rapport avec l’OMPI. D’autres enfin ont été pris sur des sites Internet douteux.

Est-ce qu’il s’agit de documents juridiques ou de futilités qui déshonorent l’Union européenne et nous font perdre du temps ? Et n’aurait-il pas été préférable qu’ils aient le courage de dire qu’ils n’avaient rien ?

Ecoutez : Un de ces documents dit que puisque le ministre de l’Intérieur britannique avait mis le mouvement de la résistance dans la liste du terrorisme en 2001, il s’agissait donc de terroristes. Un proverbe persan dit : Quand on demande au renard de produire un témoin, il désigne sa queue ! Ce qui est intéressant, c’est que ce ministre a souligné à deux reprises l’an passé qu’il avait mis l’OMPI dans la liste à la demande des mollahs.

Dans un autre document, on prétend que cette résistance ne bénéficie d’aucun soutien en Iran. Bien ! Quel rapport avec l’accusation de terrorisme ? D’ailleurs, cela montre que la complaisance avec les mollahs, n’a pas seulement privé ces messieurs de lucidité et de raison, elle les a aussi privés de la vue. Alors messieurs, ouvrez les yeux et regardez la base populaire de cette résistance. Vous ne voyez donc pas quelle tempête les jeunes Moudjahidine et militants ont soulevée ces jours-ci.

Ecoutez encore : un autre document intéressant sur le prétendu terrorisme de cette résistance. On peut y lire : il y a huit ans, lors d’un débat au parlement britannique, le représentant du gouvernement a rejeté les déclarations de la Résistance iranienne en disant que le résultat de l’élection présidentielle de Khatami renforçait l’optimisme sur le développement des futures relations entre l’Iran et la Grande-Bretagne.

Quel rapport il y a-t-il entre votre optimisme sur le mollah Khatami, l’avancée des dites réformes en Iran, et coller l’étiquette de terrorisme à cette résistance ? D’ailleurs, maintenant qu’à la place des réformes, la bande la plus extrémiste du régime est arrivée au pouvoir et met le monde à feu et à sang, jugez par vous-mêmes : Etait-ce de l’optimisme ou de la stupidité ?

Et voici encore un autre document qui dit : Le mouvement de la résistance s’est exilé en 1981 et il est parti en Irak. Là où actuellement se trouve une armée de plusieurs milliers de combattants et où ils sont soutenus par le régime irakien.

Mais enfin Messieurs ! Cela fait environ quatre ans que l’ancien régime irakien a été renversé et qu’il n’existe plus ! Vous ne voyez donc pas que les Moudjahidine du peuple ne sont plus armés depuis quatre ans ?

«Balivernes ! Etes-vous ivres, auriez-vous perdu la tête ou faites-vous exprès?»

Mais il y a encore un document très significatif : Le Conseil des Ministres brandit un article publié il y a dix ans dans la presse internationale comme un de ses documents. On peut y lire que cette résistance « est toujours la plus forte opposition à un régime qui est un hors-la-loi international… »

Alors c’est clair, votre crime, c’est d’être l’opposition la plus forte à un régime hors-la-loi.

Mais voilà un autre crime, selon un document du Conseil des Ministres: « Les dirigeants du Conseil national de la Résistance disent que lorsque le moment opportun sera venu, cette résistance se lèvera en soutien au soulèvement général contre le gouvernement intégriste. Ils disent : Nous avons l’intention de coordonner cette résistance avec la montée des troubles sociaux pour balayer les mollahs. »

Alors votre crime, c’est aussi d’attiser les protestations et les soulèvements de votre peuple et d’y apporter votre soutien.

Messieurs, il faut vous dire que nous ne cesserons jamais de lutter pour la liberté. Jamais nous ne cesserons. Jamais nous ne cesserons d’attiser les protestations des étudiants, des ouvriers, des enseignant et de les soutenir. C’est un combat que nous mènerons jusqu’à la victoire.

Oui, selon ce document, le plan de cette résistance pour écarter les mollahs revient à s’appuyer sur un soulèvement populaire.

Vous voyez ? D’un coté ils prétendent que la résistance est terroriste, puisqu’elle n’a pas de base populaire. Et d’un autre ils prétendent qu’elle est terroriste puisqu’elle s’appuie sur un soulèvement populaire.

Alors que faut-il croire ?

Ni l’un ni l’autre. Ce qu’il faut croire, c’est que les grandes puissances occidentales ont réprimé la solution dont elles disent qu’elle s’appuie sur un soulèvement populaire. Ainsi donc ce document du Conseil des Ministres est un document sur le crime des partisans de la complaisance.

Oui, Messieurs, vous êtes coupables. Vous êtes coupables d’avoir taxé de terrorisme la résistance contre le fascisme religieux. Vous êtes coupables de faire croire au monde qu’il n’y a pas de solution à la crise iranienne. Et il ne fait aucun doute que vous serez déshonorés devant les Nations européennes.
Je suis heureuse que vous disiez que les papiers caducs, contradictoires et trompeurs qui violent la loi, n’ont aucune légitimité dans l’Europe d’aujourd’hui.

Depuis l’annonce du verdict de la Cour européenne de Justice, plus de mille parlementaires de divers pays d’Europe ont condamné le refus du Conseil des Ministres d’appliquer le verdict. Un grand nombre d’organes parlementaires ont protesté à travers des déclarations, des résolutions et des lettres officielles, notamment dans les parlements britannique, français, allemand, italien, hollandais, danois, polonais et tchèque, contre la position du Conseil des Ministres.

C’est là que nous devons répéter la question du Dr. Vidal Quadras, vice-président du Parlement européen : Il y a-t-il quelqu’un qui pense que mille parlementaires de pays démocratiques se trompent tous ensemble?

Nous aussi nous avons des questions : lorsque vous ignorez les résolutions et les décrets de lois des plus hauts organes parlementaires en Europe et lorsque vous piétinez un arrêt de justice, que reste-t-il de la démocratie ?

Quand vous prenez vos décisions unilatéralement et en secret, que reste-t-il de la démocratie ?

Mais est-ce que la démocratie ce n’est pas répondre de ses actes, ce n’est pas écouter des avis différents, ce n’est pas respecter l’état de droit et la transparence?

Alors ce centre secret au cœur de l’Union européenne qui décide sur les accusations de terrorisme, qu’est-ce que c’est ? Un palais de verre noir mystérieux du nom de Clearing House, dont on ne connaît ni l’emplacement, ni les membres, ni le calendrier.

Est-ce qu’il s’agit d’un organe européen conforme aux normes démocratiques ou d’une arrière-salle obscure? Mais laissez-nous dire aux occupants de cette arrière-salle obscure que même s’ils jettent les droits du peuple iranien dans la gueule d’un monstre, nous irons les en retirer.
Quand le 17 juin 2003, dans le but de détruire la résistance, le gouvernement de M. Chirac a lancé contre les bureaux du Conseil national de la Résistance iranienne une véritable armada, il a étendu les frontières de la complaisance de manière incroyable en participant directement à la répression de la population iranienne. Il s’est abaissé à être l’exécutant de la dictature religieuse.

Ils ont été si loin dans cette voie qu’ils ont ouvert les portes aux agents des services secrets des mollahs, pour qu’ici même à Paris, il commettent des crimes à l’arme blanche et préparent le terrain à des attentats terroristes.

À la recherche d’accords économiques, les gouvernements européens, et à leur tête Paris, prétendaient vouloir modérer le régime des mollahs. Mais quel en a été le résultat ?

Au lieu de se modérer, les mollahs ont mis Ahmadinejad au pouvoir et se sont consacrés à la bombe atomique et à dévorer l’Irak. Le phénomène Ahmadinejad, c’est le résultat de l’alliance du fascisme religieux et de la politique de complaisance.

Mais en vérité, ce que les grandes puissances occidentales n’ont toujours pas pris en compte, c’est que la Résistance iranienne constitue la clé majeure et la plus efficace des événements en Iran et dans cette région. Il y a 27 ans, Khomeiny avait dit que son principal ennemi n’était ni l’Amérique ni l’URSS, mais les Moudjahidine du peuple. Aujourd’hui aussi, Khamenei son disciple, montre que les porte-avions américains dans le Golfe persique ne représentent pas un vrai danger pour son pouvoir, ni les pressions internationales, mais que ce sont bien les Moudjahidine du peuple, la Cité d’Achraf et la Résistance iranienne, c’est-à-dire ceux qui inspirent les soulèvements et les protestations explosives de la société iranienne, qui représentent un danger pour l’existence de son régime.

C’est un danger qui fait trembler les mollahs nuit et jour. C’est contre cela qu’ils veulent se doter de la bombe atomique pour maintenir leur pouvoir vacillant. Mais la tornade de liberté que le peuple iranien soulèvera, particulièrement les femmes et les jeunes, balaiera tout leur appareil de répression cruelle.

Au début de ce mois, le ministère britannique des Affaires étrangères a envoyé une réponse à la plainte déposée par des parlementaires amis de la Résistance contre l’étiquette de terrorisme. Il souligne que les ministres et les autorités du régime des mollahs ont discuté avec leurs homologues en Angleterre et dans l’Union européenne à d’innombrables reprises des Moudjahidine du peuple et de la résistance.

Oui, à d’innombrables reprises et lors d’innombrables marchandages sur le dos de la résistance.

Le ministère britannique des Affaires étrangères dit qu’il a mené ces discussions avec le régime des mollahs pendant des années et qu’il voulait échanger des informations sur les activités de l’OMPI en Grande-Bretagne, en Iran et en Irak avec le régime iranien.

Oui, échanger des informations et fomenter des complots contre le mouvement de la résistance.

Le ministère des Affaires étrangères anglais a averti dans sa lettre que toute action visant à supprimer l’OMPI de la liste entraînerait la déstabilisation du régime. Oui, c’est le cœur du problème : supprimer l’OMPI de la liste ferait trembler les fondements des mollahs car leur destinée est entre les mains de cette résistance.

Le ministère des Affaires étrangères anglais dans cette lettre révèle pour la première fois que le régime lui avait demandé six mois avant la guerre contre l’Irak quels seraient les effets d’une éventuelle intervention militaire en Irak sur la Résistance iranienne. Les autorités anglaises avaient donné l’assurance qu’elles prendraient au sérieux le cas de la Résistance iranienne en Irak.

Oui, elles allaient le prendre au sérieux en bombardant les centres de la Résistance. Elles ont bombardé la Cité d’Achraf 120 fois en une seule nuit.

La force qui garantit la solution pour cette région a été bombardée et désarmée. Quelle en a été la conséquence ? Les mollahs et les gardiens de la révolution se sont déversés par milliers en Irak et ont plongé cette nation opprimée et blessée dans un tourbillon de sang. Cette erreur fatale des grandes puissances occidentales a enchaîné la Résistance iranienne.

Par conséquent, Messieurs, nous vous appelons à changer cette politique désastreuse, à quitter le camp des mollahs et à accepter le verdict de la Cour européenne de justice. C’est dans votre intérêt, et ce sera un pas déterminant pour mettre fin à la politique de complaisance.

Mais en ce qui concerne cette résistance, ses amis et ses partisans, c’est une lutte promise à une victoire certaine. La volonté d’airain, le sacrifice, la foi et les efforts incessants des membres de cette Résistance et du peuple iranien, casseront l’accusation de terrorisme et avanceront jusqu’à la victoire finale. Cela ne fait aucun doute.

La politique française

Nous appelons aussi la France à mettre fin à la politique qui sous le mandat de M. Chirac avait fait de ce pays le principal allié du fascisme religieux. Le dossier du 17 juin est l’héritage le plus infâme du gouvernement précédent. Ce dossier sert littéralement à maintenir sous contrôle le mouvement de la Résistance iranienne au profit des mollahs. Il est maintenu ouvert pour cette raison.

Ce dossier est sans fondement d’un point de vue juridique et c’est un complot d’un point de vue politique. Dans l’histoire juridique de la France, c’est une affaire sans précédent depuis la seconde guerre mondiale. Ils sont tellement à court, qu’ils ont dû engager des agents des services secrets des mollahs pour servir de témoins.

Ce dossier qui est depuis le début dans une impasse, particulièrement depuis le verdict historique de la Cour européenne de justice, s’est aussi effondré sur le fond.

Lors des élections présidentielles en France, le nouveau président de la République a maintes fois parlé d’une France nouvelle et a promis le changement. Mais je dois rappeler qu’en ce qui concerne l’Iran, ce changement n’aura d’autre signification que de mettre fin à la politique de complaisance qui s’est avérée un échec. La page noire que le dossier du 17 juin a ouvert dans les relations entre la France et le peuple iranien, doit être tournée. C’est le critère le plus important du changement. Ainsi donc, le peuple iranien jugera la nouvelle politique de la France à l’aune de ce qu’elle fera dans la pratique.

Oui, écoutez les Français qui ont, durant toutes ces années, porté au plus haut la solidarité et le soutien à cette résistance. Vive les Français au grand cœur qui se sont élevés contre la politique de complaisance. Permettez-moi ici de leur dire toute ma gratitude :

(en français dans le texte)
« Mesdames et Messieurs, Chers Amis,

Je salue chacun d’entre vous, votre présence ici démontre la solidarité et l’amitié profonde entre le peuple français et le peuple iranien. En Iran, les femmes, les étudiants, les ouvriers et les autres couches en colère de la société qui se sont soulevés plusieurs fois ces derniers mois contre le régime des mollahs, se sentent soutenus en vous voyant.

La Cité d’Achraf en Irak, où se trouvent les Moudjahidine du peuple qui résistent à une vague de terreur de l’intégrisme des mollahs se sent soutenue en vous voyant. Pour eux vous incarnez les valeurs essentielles de l’Europe, comme la démocratie, la justice et l’état de droit. Et dans les Français, ils voient la liberté, l’égalité et la fraternité et la France des droits de l’homme. Une France qui n’est pas aux cotés du fascisme religieux. Une France qui ne participe pas à la répression de l’opposition. Une France qui respecte l’aspiration des Iraniens à la liberté, l’état de droit, la laïcité et l’égalité.

Les événements de ces quatre dernières années montrent que la solidarité précieuse des Français a joué un grand rôle face à la politique de complaisance. Face à la rafle du 17 juin 2003, vous avez soutenu la résistance. Vous avez défendu ce mouvement face à la campagne de diabolisation. Vous avez condamné la fabrication de dossier et la manipulation de la justice. Et vous vous êtes élevés courageusement face à l’accusation honteuse de terrorisme et face au refus d’appliquer le jugement de la Cour européenne.

Je suis honorée de votre amitié, et votre solidarité est désormais écrite en lettres d’or dans l’histoire de l’Iran.»

L’ingérence des mollahs en Irak
Mes chers compatriotes,

La vie pleine de souffrances du peuple irakien, rend nécessaire l’importance d’une solution juste et réelle. Chaque jour en Irak, une centaine de personnes au moins roulent dans leur sang. A la fin de chaque journée, 400 enfants deviennent orphelins. Chaque jour, les femmes et les filles sans abris deviennent la cible d’agressions et de harcèlements, et chaque jour des milliers d’Irakiens innocents se retrouvent sans abri.

Ce terrible massacre est planifié à Téhéran dans un état-major supervisé par le guide suprême des mollahs, Khamenei. Parce que si ce régime ne réussit pas à appliquer son plan funeste pour s’emparer de l’Irak, il sera incapable d’assurer sa survie à Téhéran.

Il y a quatre ans, j’avais averti que le danger de l’ingérence du régime iranien en Irak était cent fois plus dangereux que son projet atomique. Au cours des quatre dernières années, ce régime a mis en œuvre sa politique d’occupation rampante de l’Irak. Il est devenu désormais l’occupant principal.

Massoud Radjavi dans son message d’il y a deux semaines au Congrès de la solidarité pour la paix et la liberté du peuple irakien a souligné : « le problème principal en Irak, c’est l’affrontement et la guerre entre deux alternatives sur le sol irakien dans cette conjoncture particulière. L’alternative des mollahs au pouvoir en Iran face à l’alternative irakienne. L’alternative du régime fasciste des mollahs avec tous ses réseaux, ses agents et ceux qui les soutiennent, face à l’alternative anti-fasciste irakienne avec tous ses mouvements, ses groupes, ses partis,ses personnalités démocratiques et patriotiques et ceux qui les soutiennent sur la scène arabe et internationale. »

C’est sur cette base que 5,2 millions d’Irakiens ont affirmé dans une déclaration que la solution est « d’évincer d’Irak le régime iranien et de reconnaître le statut des Moudjahidine du peuple qui sont le contrepoids à l’ingérence du pouvoir iranien. »

Aujourd’hui le régime de Téhéran, voit dans les Moudjahidine du peuple un tel barrage à son ingérence en Irak que, contrairement à toutes les conventions et lois internationales, il ne supporte même pas leur présence non armée et toutes ses restrictions dans ce pays. Comme le dit Massoud Radjavi, c’est là que se trouve le talon d’Achille du monstre de l’intégrisme. Le critère du changement démocratique en Iran est entre les mains de la Résistance du peuple iranien.

Il y a deux semaines dans un rassemblement de 10.000 Irakiens, une déclaration signée par 450.000 habitants de la province de Diyala dont 21 partis, associations et groupes divers, annonçait que toutes les forces nationales et démocratiques de la région de Diyala, de toutes les couches sociales, tribus et religions, se tenaient aux cotés des Moudjahidine de la cité d’Achraf. Et toute agression, accusation et mensonge contre l’OMPI serait considéré comme contraire aux intérêts du peuple irakien. Je rends hommage du fond du cœur aux habitants de la province de Diyala et au noble peuple d’Irak.

Permettez-moi ici d’aborder un sujet sur la tragédie des enfants en Irak. Il y a une dizaine de jours, les chaînes internationales ont montré des images terribles sur un orphelinat là-bas, des enfants innocents dont les parents avaient été assassinés. Ces enfants avaient été torturés, affamés et même violés. Les revenus pétroliers de l’Irak sont pillés par milliards par les mollahs au pouvoir en Iran, tandis que les orphelins irakiens connaissent ces conditions de vie.

Par conséquent, nous proposons aux Nations Unies de prendre en charge un nombre d’orphelins irakiens en mettant à leur disposition tous les moyens que nous possédons. Je propose en particulier que la Résistance iranienne, sous le contrôle de l’UNICEF et conformément à ses critères, prenne en charge mille enfants irakiens et toutes leurs dépenses à la Cité d’Achraf. C’est une proposition purement humanitaire loin de toute considération politique et de propagande. Nous donnerons aussi cette proposition à l’ambassade d’Irak à Paris et nous espérons que le gouvernement actuel irakien donnera son accord à ce plan humanitaire pour mille enfants innocents et que sur ce sujet il ne fera pas cas de l’opposition du régime des mollahs.

Les Moudjahidine du peuple d’Iran
Mes chers compatriotes,

Durant l’offensive des intégristes qui veulent répandre partout la terreur avec une cruauté sans précédent, la ténacité de cette résistance et des Moudjahidine du peuple ouvre des horizons brillants et ravive la flamme de l’espoir dans le cœur d’une société opprimée.

A tel point que les mollahs ont été obligés de fabriquer des séries télévisées pour contrer la vague de sympathie qui pousse les jeunes vers la résistance. Ils n’ont pas le courage d’avouer que toutes ces mises en scène et ces allégations prétendant la fin de la résistance, ont échoué. Ils ont peur de dire que tous ces dossiers fabriqués et ces accusations contre la résistance sont tombés à l’eau. Ils se réfugient alors dans de la propagande hystérique. Mais sachez que si vous consacrez 24 heures sur 24 vos programmes radio télévisés et votre presse contre cette résistance, vous ne pourrez empêcher le renversement de votre théocratie.

Tout le monde sait qu’il y a quatre ans, les coups politiques et militaires les plus durs comparables à un tsunami ont frappé ce mouvement : du désarmement, aux bombardements jusqu’a la rafle du 17 juin. Des coups si durs que si un dixième d’entre eux avait frappé le régime des mollahs, il ne fait aucun doute qu’il aurait renoncé à tout. Mais ce mouvement est sorti de cette crise plus fort, la tête haute et s’est transformé en une menace encore plus grande pour le régime des mollahs.

Alors, quel est le secret de cette résistance et des Moudjahidine ? Quelle est la source de cette détermination ? Comment plusieurs fois tel un phoenix ont-t-ils ressuscité de leurs douleurs et de leurs cendres ? Et dans une situation où les partis politiques les plus puissants dans le monde sont en proie aux déchirements et aux divisions, comment préservent-ils leur unité et renforcent-ils leur développement ?

En plus du sacrifice et de la sincérité, ce secret repose dans l’existence d’une direction compétente et d’une démocratie avancée dans les relations internes, basée sur le libre choix conscient de chacun de ses membres.

Le libre choix, c’est la pierre angulaire de l’amitié profonde et de l’unité interne, de la créativité, du sens des responsabilités et de la qualité humaine dans ce mouvement. C’est pour cette raison que ce mouvement est l’annonciateur de la liberté de choix pour le peuple iranien. Dès le premier jour, Massoud Radjavi avait dit que les Moudjahidine sont là pour se sacrifier afin que le peuple iranien puisse bénéficier de la liberté de choix.

Le secret, c’est aussi qu’ils croient en la victoire au plus profond d’eux-mêmes. Mais ils n’en tirent pas leur motivation et n’ont pas passé leur existence sur des chemins tout tracés sinon ils n’auraient jamais étés capables de résister face au monstre de l’intégrisme.

Des êtres débordant d’espoirs, des êtres tenaces et patients, qui résistent aux tempêtes, qui ont la certitude que le soleil brille au-delà des nuages sombres, et qui ont atteint une étape étonnante des capacités humaines.

Ils rendent possible l’impossible avec une formidable endurance, en acceptant des engagements surprenants et avec un amour sans faille.

Comme le disait Dolores Ibárruri, la Pasionaria : « Racontez à vos enfants à propos de ceux qui ont traversé les océans, les montagnes et les frontières protégées par des baïonnettes, dites-leur que même quand ils étaient menacés par des meutes de chiens qui cherchaient à les dévorer, ils ont renoncé à tout : à leur amour, à leur pays, à leur foyer, à leur richesse, à leur père, à leur mère, à leur conjoint, à leurs frères et leurs sœurs et à leurs enfants … pour nous dire qu’ils sont là pour défendre notre idéal, l’idéal progressiste de toute l’humanité. »

Oui, il y a un idéal, issu des demandes les plus profondes et les plus essentielles du peuple iranien pour lesquelles 120.000 de ses enfants les plus nobles et des symboles comme Neda et Sedigheh, ont donné leur vie. Le souvenir de ces héros restera à jamais dans nos cœurs.

L’Iran de demain
Mes chers compatriotes,

Que les partisans de la complaisance le veuillent ou non, le temps des mollahs est révolu. Nous allons tourner la page de l’oppression et de la souffrance.
- Nous allons bâtir un nouvel Iran, une société libre, un pays de progrès.
- Nous laisserons derrière nous l’époque des exécutions et de la torture.
- Nous abolirons la peine de mort.
- Nous débarrasserons le pays de ces tribunaux intégristes et de ces châtiments moyenâgeux.
- Nous mettrons fin à l’époque de l’inquisition, du code vestimentaire obligatoire et de l’ingérence dans la vie privée.
- Nous mettrons fin à l’époque de l’oppression et de la répression tragique des femmes en Iran. Dans tous les domaines, les femmes auront les mêmes droits et libertés que les hommes, les femmes participeront à part égale à la direction politique de la société.
- L’époque de l’humiliation des jeunes, l’époque du gaspillage de l’énergie et de la créativité sont révolues. L’Iran libre sera un pays où les jeunes participeront activement à l’édification de leur propre avenir.
- Nous instaurerons un pouvoir basé sur la séparation de la religion et de l’Etat pour que les adeptes des diverses religions et croyances puissent vivre de manière égale cote à cote.
- Un peuple avec autant de talents ne doit plus vivre dans la misère, dans la faim et le chômage.
- Il faudra mettre en place des conditions pour l’investissement et une concurrence économique saine et mettre fin au système de rente et de pillage.
- Il faudra reconstruire l’agriculture et l’industrie dévastées du pays, remplacer le système d’enseignement, d’hygiène et de santé par un système moderne et adapté et faire de notre pays un foyer de développement durable comme il le mérite.
- Un développement où la liberté, la démocratie, et la justice sociale brilleront.

« Le ciel bleu, la nuit clair,
Par la fenêtre, une lumière.
Nous inviterons la lune
à briller sur les coquelicots
et à chanter sur les plaines.
J’invite la lune à briller, briller, briller. »

Oui, nous ferons disparaître la souffrance de l’oppression
Nous bâtirons un nouvel Iran
Un pays fondé sur la liberté
Un pays fondé sur la tolérance …
Un pays fondé sur l’égalité

Alors, amis sincères de la Résistance,
Vous avez tout à votre disposition pour vaincre.
Vous qui avez battu les intégristes dans votre propre pays,
Vous qui avez rassemblé toutes les nationalités dans la république sur la base de la séparation de la religion et de l’Etat,
Vous qui bénéficiez du soutien et de l’affection d’un peuple,
Vous qui avez un idéal de droit et de légitimité devant vous,
Vous qui bénéficiez du grand capital d’un mouvement doté de quatre décennies de luttes incessantes et d’une organisation unie et puissante,
Et vous qui avez Massoud pour dirigeant,

Oui, vous avez tout pour la victoire
Oui, vous avez tout pour la victoire
Alors levez-vous !

Prenez le drapeau de Sattar et de Mossadegh
De Hanifnejad, de Mohsen et de Badizadegan,
de Djazani et d’Ahmadzadeh, de Pouyan et de Paknejad
d’Achraf et de Khiabani, faites les revivre en vous !
Rallumez partout les flammes de la lutte !

Vous serez vainqueurs !
Vous serez vainqueurs !
Oui, vous serez vainqueurs !


Wed, 6 Aug 2008 12:07:50 -0800
Maryam Rajavi:Iran – Résistance

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Maryam Rajavi:Iran – Résistance

www.ncr-iran.org/fr/content/view/4811/1/
Le 29 juin, des parlementaires et dignitaires de Grande-Bretagne, du Canada, d’Australie et d’Italie ont rencontré Maryam Radjavi dans sa résidence d’Auvers-sur-Oise. Elle s’est réjouie de la grande victoire remportée en Grande-Bretagne où le Parlement a fini par retirer l’OMPI de la liste noire. Elle a rendu hommage aux parlementaires britanniques pour leurs efforts dans cette campagne. Elle a aussi souligné combien il était urgent de retirer l’OMPI de la liste de l’UE.
Les participants à cette réunion présidée par Lord Corbett n’ont pas manqué de féliciter Maryam Radjavi pour la grande étape franchie au Royaume Uni. Tous ont exprimé leur détermination à faire disparaître l’étiquette injuste de terroriste. Chacun s’est dit confiant dans l’imminence de la victoire finale et l’a assuré de son soutien jusqu’à ce que l’Iran soit libre.
S’adressant aux parlementaires britanniques, Mme Radjavi a évoqué le débat à la Chambre des Communes et à celle des Lords le 23 juin où s’est décidé à l’unanimité d’entériner la décision de justice de réhabiliter l’OMPI. « J’ai regardé les débats, a-t-elle expliqué. J’ai senti que ce que à quoi nous assistions au Parlement était historique, une défense glorieuse par les députés et les pairs du Royaume de la justice et du droit à la résistance du peuple iranien. Une formidable série de nobles parlementaires attaquant la politique de complaisance. Le régime iranien a vainement tenté jusqu’au dernier moment d’empêcher la levée de la proscription de l’OMPI. Non seulement a-t-il échoué, mais vous avez à juste titre rappelé au gouvernement britannique son obligation de rechercher immédiatement le retrait de l’OMPI de la liste du terrorisme de l’UE. »
« Vous avez mis à bas la barrière la plus difficile et les mesures les plus injustes, a-t-elle ajouté. Vous avez démontré que la foi dans les idéaux et les valeurs humaines n’a pas de limite. Rien n’est impossible. Dans notre mouvement nous disons : "c’est possible et il le faut".»
« A mes yeux, de cette manière vous avez brisé les reins de la politique de complaisance. C’est pourquoi je suis persuadée qu’au niveau européen et aux Etats-Unis vous jouerez un rôle clé en poursuivant le même objectif. »
« En ce qui concerne l’UE, Lord Bassam, le porte-parole du ministère de l’Intérieur à la Chambre des Lords, a été très clair en disant au cours du débat que "ce serait étrange si l’UE ne suivait pas la démarche britannique. Il faudra les informer de nouveau et leur rappeler que nous avons levé la proscription et que cet ordre a été mis en œuvre". Ainsi donc, vous êtes dans une position unique d’exiger de l’UE qu’elle mette fin à l’injustice contre le peuple iranien. »
Mme Radjavi a rappelé que « l’occident n’a pas réussi à changer l’attitude des mollahs ou à les contenir. Le temps presse. La communauté internationale doit prendre les mesures appropriées avant qu’il ne soit trop tard. La solution à cette crise est une solution iranienne. La Résistance iranienne est la réponse aux mollahs. C’est pourquoi le régime redoute tant la Résistance. Il y a deux semaines, dans une déclaration commune, trois millions de chi’ites ont exprimé leur soutien à l’OMPI et demandé l’éviction d’Irak du régime des mollahs. La colère avec laquelle le régime a réagi a montré sa faiblesse. L’occident fait donc une erreur en affirmant que si l’OMPI était retirée de la liste du terrorisme, les mollahs feraient preuve d’encore plus d’hostilité. C’est une erreur de calcul sur la capacité des mollahs. Au contraire, reconnaître la résistance enverra un message de fermeté à Téhéran. Je pense qu’il est temps de s’assurer que les gouvernements occidentaux reconnaissent cette réalité. »
C’est Lord Corbett qui a ensuite pris la parole. Le Président du groupe travailliste à la Chambre des Lords et du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran a déclaré : Quand nous avons commencé cette campagne, nous n’avions aucun doute sur notre victoire, parce que la vérité était de notre côté et que le gouvernement n’avait rien à ses côtés. En fait c’était une bataille entre la vérité et le mensonge.
Les faits présentés aux tribunaux britanniques parlent d’eux-mêmes La justice a prononcé un verdict clair et le véritable test pour le système légal britannique était de savoir si l’indépendance dont se targue notre judiciaire dans un dossier hautement politique pouvait remporter cette épreuve. Nos tribunaux ont démontré leur indépendance et je dois vous dire que notre gouvernement a été extrêmement fâché. Lundi dernier dans les deux Chambres du parlement, les porte-parole des ministres se sont montrés moins que bons perdants. Ils veulent être rancuniers, ok, soyez rancuniers. Parce que, comme l’a dit Mme Radjavi, nous n’en avons pas encore fini.
C’était le Royaume Uni qui a parlé au reste de l’Union européenne pour qu’elle recopie cette interdiction de la Résistance iranienne. Nos tribunaux l’ont balayé d’un revers de la main, elle n’a donc plus de base légale dans le reste de l’Union européenne et nous ferons tout ce que nous pourrons pour voir que dès que possible cette interdiction levée dans toute l’Union européenne. Et ensuite, l’ensemble de l’UE pour se tourner vers les Etats-Unis. Essayer de satisfaire les fous de Téhéran n’a rien apporté si ce n’est de les mettre sur la route qui conduit aux armes nucléaires et leur permettre de tuer davantage de Britanniques et de soldats de la coalition en Irak et en Afghanistan. A chaque fois qu’un cercueil sort d’un avion avec le drapeau de l’Union Jack dessus, qu’il vienne d’Irak ou d’Afghanistan, c’est une honte pour notre gouvernement parce qu’il sait qui est derrière, et que c’est la Résistance iranienne qui en a fourni les renseignements.

Nous n’allons pas partir Mme Radjavi. Nous sommes avec vous et nous faisons de notre mieux pour nous assurer que cette aube nouvelle viendra en Iran et que cette fière nation dont les mollahs ont volé la liberté mérite mieux que cela. Je ne doute pas que la majorité du peuple iranien veuille un nouveau départ, veuille un pays démocratique et puisse prendre la place qui lui revient dans la communauté internationale
Lord Waddington, ancien ministre britannique de l’Intérieur : Nous devons nous assurer que l’UE agisse bien, la base légale de l’interdiction européenne ayant disparu. Il ne faut pas lui permettre d’ajourner cette affaire. Le temps compte beaucoup pour vous, il compte beaucoup pour ceux qui œuvrent pour la démocratie en Iran. Je veux vous assurer que nous continuerons à travailler pour votre cause qui nous est très chère. Je suis sûr que je vivrai assez longtemps pour voir la démocratie s’instaurer en Iran.

La baronne Gould : J’ai adhéré au comité parlementaire parce que je me suis sentie extrêmement concernée par ce qui arrivait aux femmes en Iran et ça s’aggrave pour elles. Nous comptons beaucoup sur vous pour nous conseiller et nous soutenir afin d’avancer dans la bataille et j’espère que la prochaine fois que nous nous réunirons ce sera à Téhéran.

Lord Dholakia : La vraie bataille commence maintenant. Nous avons agit comme il le fallait jusqu’à présent. Nous ne parlons pas seulement d’une organisation qui s’intéresse authentiquement à l’Iran, mais nous pouvons dire en toute confiance que la seule force possible qui puisse remplacer le régime iranien c’est l’OMPI et nous ne devons pas l’oublier. Nous ne voulons pas que notre gouvernement et les Etats-Unis poursuivent la complaisance avec le régime et nous devons y mettre fin. Je le fais tout d’abord à cause de ceux qui attendent à la Cité d’Achraf et pour ceux qui ont perdu la vie. Il ne faudra jamais oublier pourquoi ils sont morts au cours de cette bataille. Je voudrais être avec vous lors de la fête dans les rue de Téhéran où je pourrais lever les mains pour dire que la victoire appartient à ceux qui sont justes et équitables et qu’il s’agit de vous
Joe Benton, député : Je déclare mon soutien total à l’ensemble de vos efforts. J’ai été profondément bouleversé par le rassemblement de samedi [à Villepinte]. Je me suis étrangement senti en harmonie avec tout. J’ai ressentie une véritable empathie.

Je vous assure, en mon nom et celui des collègues à la Chambre des Communes et la Chambre des Lords, de notre soutien total et je prie pour vous et votre mouvement pour avancer à l’avenir avec succès et rapporter la justice en Iran.

Lord King : Il est important de noter que les trois principaux partis politiques britanniques se sont unis pour combattre le mal des mollahs qui ont commis tant de crimes contre les Iraniens. Le plus tôt ce régime partira, le mieux ce sera pour tous. Hier nous avons célébré le retrait de l’OMPI de la liste des organisations proscrites au Royaume Uni. La prochaine étape sera de faire reconnaître l’OMPI et le CNRI par l’UE et enfin j’espère vous revoir à Téhéran pour célébrer votre victoire.

La baronne Verma : Je me suis amarrée à votre cause au moment où j’en ai entendu parler par vos représentants. Lorsque je vous ai rencontrée pour la première fois en février, j’ai su que ce qui se passait et ce pourquoi nous travaillions au Royaume Uni était juste. Le monde a besoin d’une version différente de l’Islam et vous et vos représentants, vous montrez qu’il existe un islam bien plus doux et bien plus abordable. J’espère vous retrouver à Téhéran très bientôt avec le peuple libre d’Iran.

La baronne Gibson : J’ai remarqué qu’il y avait un grand nombre de femmes hier au rassemblement [de Villepinte]. Nous surveillons les mollahs et ce qu’ils font à nos sœurs en Iran et nous n’aimons pas cela. Nous continuerons à travailler pour les femmes en Iran et pour les hommes aussi. J’ai un message pour les mollahs : nous savons que vous ne respectez pas les femmes, et elles ne vous respectent pas non plus, les femmes du monde entier ne vous aiment pas et elles vous surveillent.

Ed Grieves, avocat britannique : L’affaire de l’OMPI à la POAC a été un événement des plus historiques sur le front juridique. Si l’état de droit existe dans l’Union européenne, alors elle devra lever la proscription de l’OMPI.

Lord Cotter : Les gens au Royaume-Uni, dans l’Union européenne et aux Etats-Unis sont préoccupés par la façon dont sont traitées les femmes et les enfants en Iran et nous devons leur dire exactement ce qui se passe. Nous devons aussi dire au monde quel est l’impact du régime en Irak et son taux de morts et se qui se passe exactement là-bas. Je voudrais vous assurer Madame la Présidente que je suis solidement avec vous comme bien d’autres. Si je peux représenter un grand nombre de parlementaires qui ont suivi la direction fantastique de Lord Corbett, de Lord Waddington et de plusieurs autres, je peux vous dire que je suis sûr que le soutien croissant au parlement va être incroyable à présent que nous avons remporté ce grand succès. Merci pour cette merveilleuse hospitalité et toute la force de cette campagne.

Raymond Folco, députée canadienne : Après la récente victoire, il faut tourner nos efforts vers l’Europe, le Canada et les Etats-Unis pour retirer l’OMPI des listes du terrorisme. C’est certainement un but dans la lignée de l’objectif de démocratie en Iran. C’est dans la ligne de l’objectif de donner aux femmes iraniennes les mêmes droits démocratiques que, par exemple, les Canadiennes.

Antonio Stango, président du parti radical italien, et président d’Helsinki Watch en Italie : Après le grand succès au tribunal du Royaume Uni nous devons agir de toute urgence à l’Union européenne pour obtenir le même résultat. Nous y travaillons et nous devrions faire campagne dans chaque pays de l’UE dès que possible car le temps presse. Non seulement l’Europe doit retirer immédiatement l’OMPI de la liste du terrorisme, mais elle doit aussi la dédommager pour les torts qu’elle lui a causés à elle et au peuple iranien.
C’était une honte pour l’Europe, et ça l’est toujours et nous devons nous laver de cette honte en Europe parce que la liberté de l’Iran et la nôtre à tous. Je ne me sentirai totalement libres que lorsque les 80 millions d’Iraniens le seront. Nous poursuivrons notre campagne jusqu’à la victoire finale.

Yasmin Ratansi, députée canadienne : En tant que première député musulmane du Canada, je voudrais vous assurer que nous ferons tout notre possible pour retirer l’OMPI de la liste terroriste, après votre succès, de l’autre côté de l’Atlantique.

Tom Wappel, député canadien : J’ai lu le verdict de la POAC avec beaucoup d’attention ligne par ligne et cela m’a beaucoup impressionné. Maintenant que nous avons la décision de la cour d’appel et que l’ordre de retirer l’OMPI de la liste a été entériné par le parlement britannique, je retournerai voir le ministre responsable de cette affaire, avec l’aide de mes collègues au Canada, pour le forcer à une révision en vu de retirer l’OMPI de la liste.


Wed, 6 Aug 2008 12:09:12 -0800
Iran - résistance :Iran Vers les sommets de la victoire

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Iran - résistance :Iran  Vers les sommets de la victoire

Maryam Rajavi:
www.ncr-iran.org/fr/content/view/4795/1/
Il y a cinq jours, le mouvement de la résistance pour la liberté a écrit une page glorieuse dans l’histoire : l’adoption à l’unanimité et par consensus du décret retirant les Moudjahidine du peuple de la liste du terrorisme par les deux chambres du parlement britannique. Réveil des consciences, révolution étonnante du droit dans le monde qui tourne la page noire du passé. C’est ainsi que les remparts de la tyrannie religieuse se sont effondrés et qu’un véritable séisme a secoué le régime des mollahs.Les débats à la Chambre des Communes et la Chambre des Lords lors de l’adoption de ce décret, n’ont pas de précédent dans les événements concernant l’Iran. Le peuple iranien a vu de ses propres yeux comment au parlement d’une des cinq grandes puissances mondiales, on a défendu avec ardeur la Résistance au fascisme religieux.Un grand nombre de parlementaires, motivés par un sens des responsabilités admirable, imprégnés d’une noble humanité, de l’amour de la liberté et de la justice ont parlé de la nécessité de mettre fin à la politique catastrophique de complaisance et aux souffrances du peuple opprimé d’Iran.
Accuser injustement l’OMPI de terrorisme, nous a apporté une multitude de difficultés à nous et à notre peuple, ainsi qu’au peuple irakien et à ceux du Moyen-Orient. Depuis les grues pour pendre dans les rues en Iran jusqu’au terrorisme effréné, aux bains de sang au Liban, en Palestine et en Afghanistan.
Malgré tout, nous avons fait de cette injustice contre la résistance un sujet de lutte internationale en défense du droit du peuple iranien à la liberté et la démocratie.Dans une bataille de sept ans, nous avons montré aux peuples occidentaux, que ces gouvernements, contrairement à ce qu’ils prétendent, apportent la plus grande aide au développement du premier parrain du terrorisme d’Etat dans le monde. Durant des années, c’est justement de cette manière qu’ils ont barré la route au mouvement de la Résistance iranienne. Mais nous avons prouvé que cette résistance est légitime, juste et soutenue par le peuple iranien. Le tribunal britannique, d’après les parlementaires anglais, a souligné que les activités militaires de l’OMPI contre le régime iranien étaient le seul moyen de s’opposer à la dictature et à la répression en place. Le gouvernement prétendait qu’il avait en main des documents confidentiels contre la résistance. Mais nous, dans cette campagne, nous avons mis à mal les documents secrets des officines obscures et finalement, la justice britannique a déclaré que les documents secrets l’avaient davantage convaincue de l’innocence de l’OMPI. Nous avons déchiré le rideau épais du mensonge, de la tromperie et de la diabolisation. Aujourd’hui, nous sommes fiers que l’expérience de la résistance et ce qu’a enduré notre peuple aient permis à la communauté internationale de prendre conscience et d’y voir clair.Ceux qui pensent en occident que l’intégrisme islamiste ne menace que les peuples du Moyen-Orient et des pays musulmans, n’ont qu’à regarder le processus de cette inscription et la fabrication des dossiers pour voir comment les mollahs au pouvoir en Iran, armés du terrorisme, ont pris en otage le droit, la justice et la démocratie dans les plus grands pays européens. Et ceux qui s’inclinent devant une dictature sanguinaire intégriste, quelle compétence ont-ils pour défendre la justice et la loi ?C’est pourquoi nous disons que le retrait de l’OMPI de la liste, n’ouvre pas uniquement la voie à un changement démocratique en Iran. En plus de cela, il éloigne les gouvernements occidentaux de la trahison à la démocratie, à la justice et aux droits de l’homme. La suppression de cette étiquette peut mettre un point final à la stupidité chronique dont souffre la politique occidentale. Oui, après le décret du parlement britannique, on voit s’ouvrir de nouvelles perspectives.A présent il faut agir pour ramener l’Iran dans la communauté des nations. Le premier pas sera de faire passer l’Iran du stade de banque centrale du terrorisme à celui de banque centrale de la démocratie et de la paix dans cette région du monde et ce ne sera possible qu’avec un changement de régime. Désormais, un Iran non nucléaire est à portée de la main, mais en rejetant le fascisme religieux, c’est-à-dire le régime du guide suprême. A présent, un Iran désireux de paix, aspirant à la coexistence pacifique avec ses voisins qui remplacera l’ingérence et le terrorisme est possible mais en luttant pour nous débarrasser de la tyrannie religieuse. Oui, ce temps est venu.
Clore le dossier du 17 juin 2003 ;
Ces dernières semaines, le régime des mollahs a essayé à coups de chantage et de tromperie de pousser la France à soutenir le maintien de l’OMPI sur la liste noire. Le prétexte derrière cette tentative illégale, c’est l’affaire du 17 juin 2003. Tout le monde se souvient de cette affaire, de la vaste rafle dans les bureaux du Conseil national de la Résistance iranienne en 2003 qui était le fruit d’un accord direct entre le gouvernement Chirac-Villepin et le régime des mollahs. Le dossier qui a été ouvert à la suite, est un dossier vide et sans fondement qui à cause de l’absence de documents probants, a été constitué sur la base de la liste noire de l’Union européenne. Une liste qui d’un point de vue juridique, est aujourd’hui caduque et s’en servir comme justification est illégal.Nous disons que si, comme vous le prétendez, ce dossier n’est pas vide et infondé, eh bien, après cinq années d’esquive, il est temps de le régler. Et si comme votre attitude en témoigne, ce dossier est sans valeur, alors pourquoi en faire un prétexte pour maintenir l’étiquette du terrorisme ? C’est pourquoi je préviens que toute tentative pour soutenir le maintien de l’OMPI dans la liste est un énorme scandale qui éclaboussera la politique française qui va à l’encontre de son engagement international dans la lutte contre le terrorisme et l’intégrisme. D’autant plus que dans deux jours, la France prendra la présidence tournante de l’Union européenne.Je préviens qu’en vous pliant aux demandes du régime, vous commettrez la plus grande trahison des lois de la République française et des lois de l’Union européenne. De plus, vous rendrez les ayatollahs de Téhéran, ces ennemis de l’islam, encore plus arrogants. J’appelle ici le Conseil des ministres de l’UE à respecter le décret du Parlement britannique et à retirer l’OMPI de la liste noire. Le gouvernement qui est à l’origine de l’inscription de l’OMPI, s’est à présent écarté sur ordre de la justice et du parlement de son propre pays. Le Conseil des ministres n’a plus de prétexte pour maintenir l’OMPI sur sa liste. Mettez fin à cette inscription. La force de la justice obligera votre conscience à renoncer à cette inscription injuste. La force de la justice obligera votre conscience à vous résigner au droit du peuple iranien à la liberté et à renoncer à alimenter la machine de terreur des mollahs.
La liste noire américaine;j
Tout le monde sait que depuis le premier jour, qu’aux Etats-Unis, l’inscription de l’OMPI dans la liste noire du Département d’Etat visait à graisser la patte au mollah Khatami et aux charlatans intégristes. A cette époque, un haut responsable du gouvernement américain a déclaré : « cette inscription était un geste de bonne volonté à l’égard du nouveau président de la république iranienne Mohammad Khatami. » Ils pensaient qu’en donnant des gages et en montrant leur bonne volonté aux responsables du massacre des prisonniers politiques, ils pourraient modérer la dictature religieuse. Ils faisaient croire qu’une vipère pouvait accoucher d’une colombe. Mais c’est Ahmadinejad qui est venu au monde à sa place. Est-ce que la bonne volonté vis-à-vis des mollahs et du fascisme religieux ne signifie pas le plus haut degré de mauvaise volonté vis-à-vis du peuple iranien, des peuples du Moyen-Orient et des forces démocrates dans cette région du monde ? Au fait, pourquoi après toutes ces expériences, faut-il poursuivre la tradition de donner des gages aux mollahs ? Alors que les gardiens de la révolution et la force Qods du régime des mollahs sont sur la liste du terrorisme, pourquoi devez-vous continuer à exaucer les demandes des mollahs pour maintenir l’OMPI sur la liste noire ? Pourquoi les restrictions insupportables imposées aux « personnes protégées » de la Cité d’Achraf à la demande de ces mollahs et de leurs agents en Irak, doivent-elles durer ?
Ce mois-ci, 3 millions de chi’ites irakiens ont demandé l’expulsion d’Irak du régime iranien et de ses agents ainsi que la levée des restrictions de l’OMPI.La majorité du congrès américain par le passé, a soutenu à cinq reprises l’OMPI et le CNRI et a déclaré que cette solution était la seule manière de faire face à l’intégrisme.Une enquête de seize mois par neuf organes officiels américains sur chacun des Moudjahidine a montré qu’il n’existe aucun fondement pour accuser de terrorisme ne serait-ce qu’un seul membre de ce mouvement. Et si vous dites vous tenir aux côtés du peuple iranien pour la liberté, mettez fin à cette étiquette de terrorisme. Voilà, c’est la Résistance du peuple iranien avec ses 120.000 martyrs tombés pour la liberté. Par conséquent, ne privez pas le monde du levier le plus efficace pour affronter le fascisme religieux et le terrorisme.Thomas Jefferson, le troisième président des Etats-Unis et auteur de la déclaration d’indépendance américaine a parfaitement décrit la situation du peuple iranien et de sa résistance, quand il disait : «Quand on interprète mal les motifs de la patience, quand l’injustice persévère parce qu’on pense qu’elle sera supportée, alors la résistance devient moralité. » Et aussi, une citation tirée de la déclaration d’indépendance américaine : « chaque fois qu'une forme de pouvoir va à l'encontre de ces objectifs humains, les peuples ont le droit de changer ou d'abolir leur gouvernement et d'instituer un nouveau régime. » Or aujourd’hui, nombreux sont les chercheurs, les parlementaires et les personnalités aux Etats-Unis qui reconnaissent que la politique de rapprochement avec le régime des mollahs a porté énormément de tort à la sécurité nationale des Etats-Unis.Certes, nous l’avons toujours dit : allez-y, négociez autant que vous le voudrez avec ce régime
Mais aujourd’hui, beaucoup aux Etats-Unis et en Europe ont compris que se fixer sur le dialogue avec ce régime est une perte de temps, comme si on faisait cuire des pierres. Je dois vous rappeler que la résistance iranienne n’a jamais demandé aux Etats-Unis ni à aucun autre pays d’envoyer sa jeunesse à la guerre contre les mollahs. Nous leur disons juste de retirer l’obstacle de la marque du terrorisme et d’enlever les chaines de la liste terroriste des mains et des pieds de la Résistance du peuple iranien pour la liberté. Nous vous disons : après avoir parcouru un long chemin rempli d’erreurs à la recherche de modération, de réforme et de transformation de la dictature religieuse, il est temps de vous mettre dans le sens de l’histoire. Placez-vous du côté qui apporte la liberté au peuple iranien. Regardez l’expérience du gouvernement britannique : si la résistance et le sacrifice pour la liberté contre le fascisme religieux est un juste droit et si c’est le chemin par où passe l’histoire, il faut en tirer deux grandes leçons :La première leçon : l’étiquette terroriste collée à la juste résistance luttant contre la dictature et le fascisme religieux pour qui le suffrage universel n’a aucune valeur et qui est hostile aux élections libres, n’est source d’aucune fierté et ne fait que couvrir d’opprobre.La seconde leçon : qu’on le veuille ou non, les forces de la justice et de la conscience avec leur porte-parole, remporteront la victoire. Oui la liberté est à portée de la main et nous atteindrons notre destination glorieuse, la liberté.
Le soutien de 3 millions d’Irakiens
Au milieu des crimes et des événements terribles qui touchent de plein fouet chaque jour un Irak meurtri, il y a deux semaines, nous avons assisté à l’épanouissement d’un mouvement spectaculaire politique, social et culturel contre le régime des mollahs dans ce pays, qui s’est manifesté dans la déclaration de trois millions de chi’ites courageux. Trois millions de chi’ites irakiens qui souffrent demandent la fin de l’ingérence et des crimes du régime des mollahs ainsi que son expulsion d’Irak. Ils demandent aussi la fin de l’injustice et la levée des restrictions imposées aux Moudjahidine du peuple d’Iran qui sont eux aussi des chi’ites. Ils demandent que cessent certains actes, comme l’assassinat des ouvriers de la Cité d’Achraf par des bombes posées dans leurs autobus. Ils demandent la fin du dynamitage de la station de pompage d’eau d’Achraf qui approvisionne aussi en eau 20.000 villageois des environs dans une chaleur infernale de 60 à 70 degrés. Ils demandent que cessent les enlèvements des Moudjahidine, comme deux de leurs membres qui avaient été enlevés à Bagdad. Ils demandent que cessent les attaques aux missiles contre Achraf, comme celle du 26 mai. Les mollahs au pouvoir prétendaient à coups de mensonges que les Moudjahidine avaient massacré les chi’ites irakiens.
Voilà que 3 millions de chi’ites soulignent dans leur déclaration : « L’OMPI se tient aux côtés du peuple irakien comme un contrepoids face au régime iranien et un barrage solide contre l’ingérence de ce régime. »
Le régime des mollahs a tremblé à Téhéran. Son socle d’infiltration, d’ingérence et de crime en Irak chancelle à l’extrême. On ne pouvait pas mieux repousser les mollahs qui font commerce des imams fondateurs du chi’isme. Avec sa politique de divisions et d’hostilités, le régime a reçu un coup stratégique majeur de la part des chi’ites. Manifestement, le Guide suprême des mollahs a vu tout son capital fondre en Irak. D’autant plus que les inspirateurs de cette déclaration historique ont préféré la rendre publique à la Cité d’Achraf.
Les agents salariés de la Force Qods en Irak qui répètent les paroles des mollahs de Téhéran ont criminalisé des millions d’Irakiens pour leur soutien à l’OMPI. Les mollahs étaient si furieux qu’ils n’ont pas caché leur intention d’exporter leurs châtiments inhumains en Irak. Ecoutez ce qu’ils ont annoncé : « Toute personne ou tout parti, organisation ou institution, irakien ou non, qui coopère en Irak avec l’organisation terroriste des Moudjahidine du peuple, tombe sous le coup de la lutte contre le terrorisme et sera livré à la justice. »
Ainsi, trois millions de chi’ites irakiens qui ont signé cette déclaration seraient tous des criminels. 135 partis, groupes et associations qui ont proposé cette déclaration seraient criminels. Toute institution qui fournit aux Moudjahidine d’Achraf des médicaments, de la nourriture ou des vêtements, serait coupable d’un délit. De plus, les nobles représentants et les porte-parole libres du peuple irakien qui sont présents parmi nous seraient coupables. De même pour les hommes courageux et héroïques qui au parlement irakien ont dit être fiers, quel qu’en soit le prix, de se tenir aux côtés des opprimés et même Paulo Casaca qui au moment où la déclaration a été rendue publique, était sur place, sont eux aussi coupables et devraient être livrés à la justice. Il faut aussi ajouter Lord Slynn et de nombreux avocats et personnalités européennes et américaines, ainsi que les parlementaires qui se sont rendus à Achraf. Ils sont coupables. Oui, même Struan Stevenson, vice président du groupe PPE DE au Parlement européen, ou M. Vidal Quadras, le vice-président du Parlement européen, qui a envoyé de nombreux messages vidéo à Achraf, ils sont également coupables. Lord Corbett qui commence ses messages en saluant Achraf est donc lui aussi coupable. Tout comme nos voisins d’Auvers-sur-Oise qui se sont rendus à Achraf. Et nos compatriotes que j’ai vu scander : « nous sommes tous d’Achraf ». Alors nous sommes tous d’une certaine façon coupables. Car nous sommes tous des d’Achraf et nous en sommes fiers !
Oui c’est cela le fascisme religieux. Il condamne tout le monde, sauf lui-même. Il doit être livré à sa propre justice pour qu’elle lui troue la tête avec une perceuse et que son corps mutilé de manière à le rendre méconnaissable, soit jeté dans une fosse commune.
Et ceci se passe alors que le Comité international des juristes pour la défense d’Achraf (CIJDA) a adressé des lettres officielles aux autorités américaines et irakiennes pour annoncer à plusieurs reprises que l’OMPI et les résidents de la Cité d’Achraf accueillent favorablement leur comparution devant tout tribunal international en Europe ou en Amérique du nord afin que les accusations portées par le régime et ses agents à leur encontre en Irak, fassent l’objet d’une enquête. Le CIJDA a demandé avec insistance qu’une commission d’enquête internationale, un organisme crédible lié à l’ONU, soit l’organe compétent pour examiner de manière impartiale toute accusation contre l’OMPI. Le CIJDA acceptera son jugement pour barrer la route à la désinformation et aux campagnes de diabolisation du régime des mollahs.
Je reviens aux trois millions de chi’ites irakiens et à leur déclaration. Les réactions hystériques du régime iranien et de ses agents en Irak montrent avant toute chose, l’importance de cet événement.
Oui, c’est un tournant dans la lutte du peuple irakien pour bouter hors de son pays le fascisme religieux.
C’est un tournant dans l’émergence du soutien des Irakiens à l’OMPI comme un rempart solide face au fascisme religieux sous couvert de l’islam. Et c’est un tournant pour laver la tache noire du khomeynisme du front des chi’ites et de l’islam authentique. La dictature religieuse, qui est dans une impasse en Iran, voulait en dominant l’Irak trouver une voie pour sa survie. Mais aujourd’hui on voit que le mur de la politique d’ingérence et de terrorisme en Irak s’effondre tout entier sur le régime. On voit que le front des mollahs qui se brise en Irak avec son lot de défections, entraîne dans sa chute le siège de la dictature religieuse à Téhéran.
La Cité d’Achraf ;
Pendant que la justice britannique annulait l’étiquette de terroriste de l’OMPI, la Cité d’Achraf a été la cible d’une attaque au missile des mollahs. A présent que les chi’ites irakiens se sont levés contre ce régime, Achraf est à nouveau la cible de sa vengeance.
La voix de la Cité d’Achraf retentit dans le cœur des Iraniens comme le cri de la liberté et résonne aux oreilles des mollahs comme le tocsin de leur renversement inéluctable. Car Achraf est un sommet de la résistance dont les versants et la base s’étendent dans tout l’Iran. C’est Achraf qui bat au cœur des protestations incessantes de la jeunesse iranienne et des émeutes ouvrières et des grèves étudiantes.
Rendons hommage aux héros de la Cité d’Achraf et comme le dit Massoud Radjavi « heureux les résidents de la ville la plus limpide au monde, symbole d’une belle patience et d’une victoire inéluctable. »
Le dossier nucléaire
Aujourd’hui, le peuple iranien et les peuples de tous les pays victimes du terrorisme et de l’intégrisme souffrent de la politique des pays occidentaux qui encourage le fascisme religieux. Leur politique, pour reprendre les termes de la justice britannique, est perverse et revient à une trahison parce qu’elle porte tort à la paix et à la sécurité dans le monde.Regardons le dossier nucléaire. La Résistance iranienne a révélé en 2002 les sites atomiques du régime. Ces six dernières années, la Résistance a procédé à au moins 80 révélations de divers éléments relatifs à la fabrication de la bombe atomique par le régime. Elle a été le principal facteur de la prise de conscience du monde sur le danger nucléaire du fascisme religieux. Mais les gouvernements occidentaux ont seulement fait perdre du temps au monde, et fait gagner du temps aux mollahs.Oui, quatre années de négociations et deux années de politique de mesures incitatives, soit en tout, six années de reculs successifs ; Quand les mollahs ont brisé le silence sur leurs installations nucléaires et entamé l’enrichissement de l’uranium, les gouvernements occidentaux ont reculé en adoptant la politique des paquets de mesures incitatives.
- Quand le régime a refusé la suspension permanente de l’enrichissement, le groupe des 5+1 a reculé en proposant de limiter la suspension à la période des négociations.
- Quand les mollahs ont refusé, les gouvernements occidentaux ont accepté que les mollahs ne suspendent qu’en apparence.
- Ensuite, les 5+1ont encore reculé sur l’enrichissement en demandant qu’ils n’ajoutent pas de centrifugeuses. C’est ce que M. Solana a demandé il y a deux semaines à Téhéran.
- A un moment, ils ont souligné qu’ils n’étaient pas prêts à donner de garantie sur la sécurité au régime iranien, mais après ils ont même reculé là-dessus.
L’ironie c’est que, si comme le disait Ahmadinejad son engin nucléaire n’a ni boite de vitesses ni frein, l’engin de ces messieurs, lui, n’est équipé que d’une marche arrière.
Même pour les résolutions que le Conseil de sécurité adopte, le régime dispose d’un délai de deux à trois mois.
- Tout au long de ces années, les pays occidentaux ont accepté toutes les demandes des mollahs pour réprimer l’OMPI. Selon les diplomates impliqués dans ce dossier, c’était une priorité constante du régime.
- Et finalement, après avoir parcouru un long chemin de négociations et d’encouragement, ils ont tellement permis aux mollahs d’abuser de la tromperie et d’agir dans la clandestinité, que tout à coup aux Etats-Unis, ils ont découvert que les mollahs avaient arrêté leurs activités sur la bombe atomique il y a cinq ans. En fait, s’agissait-il d’un rapport d’enquête ou d’un tour de passe-passe et d’une arnaque ?
Ces mesures incitatives et ces concessions ont rendu les mollahs tellement arrogants, qu’il y a trois jours, le général des pasdaran Laridjani, le président du parlement des mollahs, a clairement menacé que son régime allait se doter de la bombe atomique. Il a dit que si l’occident ne s’entendait pas avec le régime des mollahs, il pourrait se retrouver devant le fait accompli. El Baradei, au début du mois, avait rapporté le message des dirigeants de l’Iran comme quoi s’ils ne recevaient pas suffisamment de mesures incitatives, ils pourraient dans un proche avenir fabriquer une bombe atomique.
A propos, est-ce que plus vous graissez la patte des mollahs, plus leur appétit pour la bombe atomique grandit ?
Non, ne croyez pas que les offres de mesures incitatives soient quelque chose de nouveau !

La stratégie des mesures incitatives a été également choisie pour l’Irak. D’abord avec le britannique Jack Straw comme intermédiaire, les bases de l’opposition iranienne en Irak ont été bombardées. Puis, les frontières ont été laissées sans surveillance et sans défense devant ce régime. Ensuite, les mollahs ont massacré hommes, femmes et enfants avec leurs bombes et détruit le pays. Ils n’ont même pas épargné les mosquées ni les mausolées sacrés. Mais les autorités n’ont pas voulu reconnaître cette simple vérité que tous ces attentats et tous ces massacres se sont faits sur ordre des dirigeants de l’Iran et de son guide suprême. Quant au Liban, à la Palestine et à l’Afghanistan, il y a partout cette politique d’encouragement et de complaisance qui ouvre la voie à l’infiltration et l’ingérence des mollahs. Les mollahs font la promotion de cette cruauté pour dissimuler la faiblesse de leur régime face au peuple iranien. Avec arrogance, ils disent avoir islamisé le Moyen-Orient. Mais qui ne sait que le cavalier seul de Khamenei et d’Ahmadinejad, sur le train de la complaisance a été rendu possible par la faiblesse et l’infamie. Oui, le monstre de l’intégrisme, grâce aux apologistes de la complaisance, s’est étendu d’un point à l’autre de la Terre.

Comme il est étonnant que certains n’aient pas encore compris que le fascisme religieux fuit tout changement, parce que cela l’entraînerait immédiatement vers son renversement. Aujourd’hui ces derniers donnent moins de prix à leur opinion mais imposent au monde une guerre et une catastrophe.
A ceux qui ont accepté le marchandage et la complaisance avec ce régime, ou qui ont peur et s’inquiètent de le voir changer, nous disons ceci : Vous avez fait quatre erreurs de calcul fondamentales.
La première c’est que vous avez cru aux illusions propagées par les mollahs. Ils mettent en avant leur terrorisme et leur sauvagerie comme un signe de la puissance de leur régime décrépit et vous avez peur de lui.
Votre deuxième grossière erreur, c’est que vous ne savez pas à quel point le peuple iranien hait ce régime, ou bien vous feignez de ne pas le savoir. Les lobbies du régime propagent l’idée que face à la fermeté de la communauté internationale, comme un boycott, la population soutiendrait les mollahs et vous, vous répétez cette contre-vérité. Ne savez-vous donc pas que le peuple iranien vit un enfer aux mains de ces pilleurs, de ces bourreaux qui manient le fouet et les grues de pendaison ?
Votre troisième grande erreur, c’est de ne pas voir la situation explosive de la société en Iran. Le régime et ses partisans veulent occulter le désir ardent des Iraniens pour un changement démocratique. Ils veulent utiliser le mouvement international pour la paix au service de la complaisance et de la paix avec le fascisme religieux.
Votre quatrième erreur, c’est de n’avoir pas pris en compte la véritable solution de la crise iranienne.
Avec leur campagne de diabolisation contre la résistance, les mollahs essaient de faire croire l’inverse sur sa crédibilité, sa légitimité et ses racines profondes dans la société, comme s’il n’existait pas de force capable de les renverser.Certes, la crise iranienne est un problème de taille. Mais il y a une main qui délie les nœuds et c’est la Résistance iranienne. C’est une résistance qui allume le moteur des mouvements sociaux et des grandes révoltes en Iran. C’est une résistance qui, en s’appuyant sur ces Moudjahidine du peuple, est considérée comme l’antithèse du fascisme sous le couvert de l’islam et du chi’isme, qui ces trente dernières années a anéanti les bases soi-disant islamiques de ce régime aux yeux du peuple iranien et qui a dénoncé sa démagogie. C’est une résistance qui porte l’étendard de la troisième voie et ce sont le combat et le dévouement de ses membres et sympathisants qui feront triompher la Troisième Voie.Une résistance dirigée par Massoud Radjavi qui a cristallisé l’idéal de la liberté du peuple iranien dans un mouvement puissant aux racines profondes et qui l’a renforcé au fil des tempêtes et des épreuves. De sorte qu’il a pu faire jaillir du cœur du fléau et des malheurs successifs de grands acquis, et qu’il a pu dans les circonstances les plus complexes des trente dernières années, faire avancer une ligne fondée sur des principes. Avec une patience remplie de souffrances, au prix du plus grand tribut, il a fait apparaître l’horizon de la victoire. Oui, il est vrai que dans le ciel du désespoir, il a fait briller l’étoile de l’espérance.
Permettez-moi ici de m’adresser à nos amis étrangers et particulièrement à nos chers amis français qui se trouvent à nos côtés dans le vaste front de la lutte contre l’intégrisme.
La situation en Iran ;
Cela fait trois ans que le fascisme religieux, avec l’arrivée d’Ahmadinejad a accentué de manière sans précédent la répression, les pendaisons et les amputations. La vie et l’état d’esprit de nos compatriotes sont rythmés nuit et jour par les rafles, les exécutions et les coups de fouet.
Cependant, il y a quatre jours, le mollah Chahroudi, chef du judiciaire du régime, qui se présentait lui-même auparavant comme un Irakien et président du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak, a cruellement appelé à davantage de peines de fouet, en déclarant avec cynisme à la télévision d’Etat : « nous pouvons utiliser le fouet en de nombreuses occasions, malheureusement nos juges se laissent influencer par une certaine propagande formaliste et superficielle dans le monde contre ce châtiment. Il y en a beaucoup qui n’apprécient pas la méthode du fouet, mais je pense qu’un des meilleurs châtiments, un des châtiments les plus juridiques, les plus juste c’est le fouet… Il est dissuasif… une des options sur laquelle nous insistons dans le code pénal islamique, c’est le fouet et même de transformer les peines de prisons en équivalent de coups de fouet. »
Malgré tout, jamais la société iranienne n’a autant protesté. Ces trois dernières années, en moyenne, chaque année, il y a eu 4700 mouvements de protestation. Je rends hommage à tous ces soulèvements glorieux et à tous leurs martyrs, leurs prisonniers dans tout l’Iran.
Ces trois dernières années, le nombre de manifestants tués dans les rues et le nombre d’opposants politiques qui ont été pendus se montent à au mois 200. Les mollahs voient dans chaque adolescent et chaque jeune révolté un combattant dans la bataille pour renverser leur régime. L’an dernier, environ 300 personnes ont été victimes d’assassinats arbitraires commis par les agents de sécurité dans la rue.
Le nombre de ceux qui ont été emprisonnés pour cause de « troubles à l’ordre public », se monte, selon les autorités du régime, « entre 10 et 15.000 personnes ». Et le nombre de prisons clandestines se monte à plus d’une centaine. Oui, des milliers de prison, des milliers de salles de torture et des milliers de centres d’exécution sont le prix pour préserver leur pouvoir. La semaine dernière le mollah Dori Najaf Abadi, procureur général du régime a annoncé : « le pays est exposé au danger des tempêtes internationales. » Il a évoqué les « longues frontières de l’est et de l’ouest du pays » et a déclaré que « les responsables du pays doivent adopter des mesures afin de prévenir les incidents et les sources de préoccupations sociales » car « les ennemis de la république islamique ne veulent pas que l’Iran islamique connaisse la sécurité ». Mais nous disons aux tyrans au pouvoir : Attendez ! Le décret de l’histoire et la volonté des combattants du peuple iranien traverseront chaque prison, chaque mur et chaque rempart pour fondre sur vous.
Une crise économique aigüe:
Les mollahs sont en situation de renversement et sont dépourvus de toute légitimité politique et religieuse. Et ils sont encerclés par la colère populaire. Aujourd’hui, ils ne s’appuient que sur une infime minorité. Dans la farce électorale, selon les propres chiffres du régime, le plus grand nombre de voix remportées dans les grandes villes par ceux qui sont entrés au parlement, ne s’élevait qu’à 6 ou 14 %.
Mais la véritable base du régime, ce sont les gardiens de la révolution, les miliciens du Bassidj et les services de renseignements. Ce nombre constitue à peine 3 % de la population iranienne.
Voilà la réalité de la dictature religieuse. Une minorité de 3% !
Alors nous disons aux mollahs : Mais ne prétendez-vous pas que votre régime est soutenu par le peuple ? Alors, pourquoi refusez-vous les élections libres ? Et maintenant une journée, juste une journée, posez les fouets à terre et enlevez les grues à pendaison, pour que l’on voie clairement face au soulèvement de la population excédée combien de temps vous pourrez durer. Face à la vague de la colère populaire, vos gardiens de la révolution fuiront à toute vitesse. En moins d’heure qu’il n’en a fallu aux soldats du dernier chah d’Iran pour enlever leurs uniformes et s’enfuir en courant.
Cette situation, c’est-à-dire la phase terminale du régime, se manifeste aussi dans la crise économique actuelle. Cette année, sur les 100 milliards de dollars de budget public, environ 13 milliards ont été consacrés aux affaires militaires et 4 milliards à la sécurité et au terrorisme. Dans le budget de l’année en cours, 33 milliards de dollars, sous le nom de budget divers, ont été alloués au cabinet d’Ahmadinejad. Ce qui signifie qu’annuellement, un tiers du budget public part dans des affaires secrètes. Aux dires d’un ancien député du régime, sur les revenus de ces trois dernières années, la somme de 63 milliards de dollars a été perdue et nul ne sait où elle est passée. De 2006 jusqu’à présent, 32 milliards de tomans des revenus pétroliers ne sont pas rentrés au trésor public.
Le résultat de cette situation, c’est la faillite des secteurs industriel, agricole et des services. Le ministre du pétrole d’Ahmadinejad a déclaré : La situation du pétrole iranien aujourd’hui ressemble à celle de l’armée du chah en 1978 à la veille de la révolution. Le pain depuis l’année dernière est devenu deux fois plus cher.
Le prix du riz a triplé. 120 villes et 6000 villages ont des problèmes d’eau potables. Les ouvriers se font licencier par fournées entières, les femmes opprimées se suicident et s’immolent par le feu les unes après les autres, chaque soir 6 millions de personnes s’endorment le ventre tenaillé par la faim et 60 millions d’Iraniens vivent sous le seuil de la pauvreté. Une grave crise économique qui menace aussi gravement l’existence du régime. 10 millions de chômeurs, 8 millions d’habitants des banlieues des grandes villes et des millions de jeunes révoltés, forment la force pour renverser ce régime.
Le programme du CNRI pour l’Iran de demain:
Les mollahs crient qu’ils maintiendront pour l’éternité le fascisme religieux absolu au pouvoir. Les tenants de la complaisance nous disent que la liberté est un rêve qu’il faut oublier. Les apologistes du régime disent que le peuple ne veut pas s’engager à nouveau dans un changement de régime. Ils ironisent en nous disant que le sacrifice et la quête de la liberté sont des antiquités qui appartiennent l’histoire et disent que ces fleurs dispersées par le vent se sont sacrifiées pour rien. Mais nous disons qu’il existe une ferveur et une force au cœur de la société et de l’histoire de l’Iran et qu’il existe une soif ardente de liberté parmi les opprimés que la conception basée sur l’humiliation et la reddition ne comprend absolument pas. C’est ce flot d’énergie retenu et d’espoirs enchaînés, et cet amour infini de la liberté qui arrachera sur son passage toutes les chaînes comme un torrent.
Nous sommes convaincus de l’émergence d’une force que rien au monde ne pourra retenir.
Oui, C’est un soleil qui se lève, le ciel s’illumine lentement, et le soleil de la liberté pointe à l’horizon
Le jour viendra où chaque Iranien bénéficiera du droit à la vie, du droit à la liberté et du droit à la sécurité et où tous seront égaux face à la justice.
Le jour viendra où l’aube joyeuse de la liberté illuminera la vie du peuple iranien. La liberté d’expression, la liberté de pensée, la liberté de culte, la liberté de la presse, la liberté de vêtements.
Le jour viendra où la vie dans l’enfer du fascisme religieux deviendra la vie dans une société démocratique. Pour que chaque personne ait le droit de participer aux décisions concernant les affaires politiques les plus importantes de sa propre société et le droit de changer de régime.
Le jour viendra où à la place de ce désert brûlant, on verra éclore cent fleurs dans chaque coin d’Iran ; avec la liberté de chaque opinion, chaque parti, chaque assemblée et chaque formation et syndicat.
Le jour viendra où les gouffres sombres de l’obscurantisme se transformeront en vastes plaines verdoyantes de modération et de tolérance, où aucune religion n’aura de droit ni de privilège spéciaux et où personne pour sa croyance ou sa non croyance en une religion ne sera privé de ses droits et où la religion sera séparée de l’Etat.
Le jour viendra où les ténèbres de la répression et de la discrimination contre les femmes iraniennes disparaitront et où l’égalité des femmes et des hommes conduira la société iranienne vers un autre monde, et ce jour est très proche.

Ainsi donc, « Au nom du bonheur de la nation iranienne et dans le but de contribuer à la paix mondiale » et pour réaliser l’idéal du 20 juin 1981 et de la bataille de Lumière éternelle en 1988, j’appelle à développer la lutte pour le renversement du fascisme religieux.

jeudi, 03 juillet 2008


Wed, 6 Aug 2008 12:03:21 -0800
IRAN; « Vers la Victoire ! »

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IRAN; « Vers la Victoire ! »

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Le vacarme des mollahs dans leur course aux armes atomiques, le sifflement strident de leurs bombes qui déchiquettent l’Irak et les hurlements de peur et de terreur qu’ils sèment dans le pays, ne sont pas la voix de l’Iran.
La voix de l’Iran retentit à travers les slogans des jeunes Moudjahidine et militants qui dans le soulèvement contre le rationnement de l’essence lancent « Mort au dictateur ! ».
La voix de l’Iran, ce sont les cris des femmes courageuses, le visage couvert de sang, qui dans le face à face avec les gardiens de la révolution ces derniers mois, ont bouleversé le monde.
La voix de l’Iran, c’est la voix d’Elham, cette fillette de 10 ans au rassemblement des enseignants protestataires à Téhéran, qui parle de son père en prison et fait pleurer des milliers d’enseignants.
Le cri de l’Iran, c’est le cri des ouvriers qui scandaient le 1er mai « On ne veut pas du nucléaire, on veut de quoi vivre et du travail», et « un avenir, c’est notre droit inaliénable ».
La voix de l’Iran, ce sont les battements des cœurs oppressés de 71 adolescents condamnés à mort.
La voix de l’Iran, ce sont les lamentations des mères kurdes et baloutches et des femmes arabes du Khouzistan qui pleurent la mort de leurs fils pendus ces derniers mois dans les rues de Sanandaj, Zahedan et Ahwaz.
La voix de l’Iran, ce sont les slogans des étudiants de Polytechnique et des universités de tout le pays qui crient « Mort au dictateur ! ».
La voix de l’Iran, ce sont les hurlements de douleur dans les salles de torture des mollahs. « Je suis encore vivant, ma voix ne s’est pas éteinte, je brise le silence d’un millier dans la section 209. »
La voix de l’Iran c’est le grondement des Moudjahidine de la liberté, qui appellent depuis la Cité d’Achraf, les Iraniens à se lever pour la liberté.
Et nous aujourd’hui, d’une seule voix avec les Iraniens insurgés, nous crions qu’au lieu du régime des mollahs, il faut instaurer la liberté et la souveraineté populaire.
Oui, c’est ça la voix de l’Iran.
Le soulèvement général des 26 et 27 juin déclenché par la crise de l’essence, montre le véritable visage d’une société exaspérée au bord de l’explosion. Ce soulèvement est le témoignage le plus objectif et le plus clair des revendications brûlantes des Iraniens. Ils veulent renverser le régime des mollahs.
Les cris de « Mort à Ahmadinejad » qui ont immédiatement retenti dans les rues de Téhéran, les charges courageuses des insurgés contre les centres du pouvoir et la panique qui s’est emparée du régime, tout montrait que cela dépassait de loin une crise économique. Il s’agit d’une crise qui marque la phase terminale du régime et sa destruction.
C’est en instaurant un couvre-feu, en arrêtant des centaines de personnes et en faisant des morts et des blessés parmi les jeunes, que le régime a répondu. Le guide suprême des mollahs a donné l’ordre d’agir fermement, en faisant des exemples. Mais ce qui est exemplaire, c’est la défaite cuisante que le soulèvement populaire vient d’infliger aux mollahs et à leurs alliés.
En une heure, toute la démagogie de ces deux dernières années où ils disaient vouloir partager les revenus pétroliers avec le peuple, est partie en fumée.
Tous les slogans du pouvoir sur le programme atomique, comme quoi « l’énergie nucléaire est notre droit inaliénable », ont disparu dans les flammes du soulèvement.
Toute la propagande des apologistes de la complaisance sur la stabilité et la puissance des mollahs, s’est évanouie. Et la marque de terroriste qu’ils collent à la résistance pour la liberté, a brûlé dans le feu de l’insurrection.
Et maintenant c’est au tour du peuple iranien de demander : avec toutes ces annonces sur les progrès scientifiques pour justifier le programme nucléaire contraire aux intérêts de la nation, comment se fait-il qu’en trente ans vous n’ayez même pas été capables de construire une raffinerie pour produire de l’essence ? Pourquoi tout cet argent que vous avez dilapidé pour fabriquer une bombe atomique, vous ne l’avez pas utilisé pour raffiner de l’essence ? Pourquoi en imposant ce rationnement de l’essence, avez-vous détruit en une nuit la source de revenus d’une immense partie de la population ? Pourquoi tout à coup, avez-vous réduit au chômage et à la misère des millions de personnes ?
Ils n’ont pas de réponse, parce qu’ils sont au bout du chemin. Ils ne savent rien faire d’autre que réprimer et exporter le terrorisme et l’intégrisme. Ils sont dans une impasse.
C’est pourquoi ces deux dernières années, tout ce que les Etats partisans de la complaisance ont misé ou prétendu sur le régime des mollahs, s’est avéré faux.
Ils ont dit qu’en encourageant les mollahs, ils changeraient leur comportement. Or au lieu de changer, les mollahs ont enfoncé l’Irak dans un bain de sang, ont entraîné le Liban dans le chaos, ont divisé en deux la Palestine et ont ramené le terrorisme et l’effusion de sang en Afghanistan.
Ces Etats ont dit qu’avec les marchandages et les négociations, ils obtiendraient l’accord des mollahs pour suspendre leur programme atomique. Or ces derniers ont développé leurs activités pour fabriquer des armes nucléaires et ont ignoré trois résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.
Ils prétendaient qu’un embargo pousserait les Iraniens à soutenir le régime, ils peuvent ouvrir les yeux maintenant et voir ce soulèvement général. Et cela se passe alors que l’étiquette de terroriste collée à la résistance permet aux mollahs de maîtriser les effets des sanctions. Imaginez alors ce qui se passera, le jour où cette étiquette de terrorisme disparaîtra !
Oui, le problème c’est que toutes les politiques face à la crise iranienne ont abouti à un échec. Pour l’Iran, la région et l’Irak, il n’y a qu’une solution et c’est un changement démocratique réalisé par le peuple iranien et sa résistance.
Le choix des Iraniens, c’est la liberté et la démocratie. C’est pour elles que Satarkhan, notre héro national, s’est battu en 1908. C’était la grande espérance de Mossadegh dans les années 1950. Et c’est le but de la résistance érigée par Massoud Radjavi. Nous ne baisserons pas les bras pas tant que nous ne l’aurons pas atteint.
Il y a deux jours, l’Union européenne, comme on pouvait le prévoir, après sept mois de fraude et d’intrigues, a finalement piétiné le verdict de la Cour de Justice Européenne et dans une mesure illégale, a maintenu le nom des Moudjahidine sur la liste en servant les intérêts du parrain du terrorisme.
À cause de la clarté du verdict supprimant le nom de l’OMPI de cette liste, le Conseil des Ministres a été incapable d’en publier une pendant 13 mois. Il devait choisir entre deux voies : soit supprimer l’OMPI de la liste et brouiller ses relations avec le régime des mollahs, soit être frappé de honte et de discrédit pour avoir violé un arrêt de justice et coopéré avec le régime des mollahs.
Il a finalement choisi le scandale. Mais il doit savoir que la complicité avec les bourreaux des enfants et des jeunes en Iran, la collaboration avec les responsables du massacre de la population en Irak et l’ennemi de la paix dans la région et l’assistance fournie aux banquiers du terrorisme dans le monde, est une tache honteuse qui souillera à jamais l’histoire de l’Europe.
J’appelle toutes les femmes et tous les hommes libres d’Europe, quelle que soit leur fonction, à prendre leur distance avec cette tache honteuse et à obliger le Conseil des Ministres de l’Union européenne à se plier au verdict et à la loi. La Résistance iranienne utilisera tous les moyens politiques et juridiques légitimes, pour faire appliquer ce verdict et pour faire supprimer le nom de l’OMPI de la liste noire.
Au lendemain de ce verdict, le Conseil des Ministres européen aurait pu faire appel, mais il a préféré désobéir à la décision de justice. Puis il a fraudé pour dissimuler son infraction.

Le 30 janvier, le Conseil des Ministres européen a annoncé son intention de maintenir cette inscription. En même temps, il a demandé à la Résistance iranienne de présenter les raisons pour lesquelles elle rejette cette accusation, en lui donnant un mois de délai. La décision de maintenir l’OMPI sur la liste est une infraction et la demande de documents une fraude évidente.

Car ils avaient déjà pris la décision de contourner le verdict de la cour de justice. Dans les documents qu’ils ont remis récemment aux avocats, il est dit que le 18 décembre, c'est-à-dire six jours à peine après le verdict, ils ont abordé dans une réunion les « étapes nécessaires pour maintenir le nom de l’OMPI dans la liste ».
C’est ce que ces messieurs du Conseil des Ministres appellent la démocratie !
Au lieu d’examiner et de faire des recherches, ils font des réunions pour savoir par quelle tactique frauduleuse ils peuvent maintenir l’OMPI sur la liste noire.
Tandis que le Conseil des Ministres, dans des lettres successives, a prétendu que la décision finale n’avait pas encore été prise, Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique, a reconnu que la décision avait été adoptée au mois de janvier. C’est-à-dire avant que la Résistance, conformément au délai d’un mois, ne remette ses documents. Le bureau de la Chancelière allemande a dévoilé une autre contradiction, en disant que la décision avait été prise au mois de février.
Par conséquent ce mois de délai est une véritable supercherie.
Ils ont prétendu que le verdict ne portait que sur la procédure. Ils ont prétendu que le verdict n’annulait que la décision de 2005 de l’Union européenne et ne concernait pas celle de l’année suivante.
Mais comme l’a montré Lord Slynn dans son précieux avis juridique, c’est là une allégation trompeuse. Le Conseil a accepté l’annulation de sa décision de 2005. De même, il a reconnu au tribunal que conformément à un article du traité européen, toute autre décision de substitution devait être annulée.
Par conséquent le Conseil des Ministres a enfreint ouvertement ses obligations vis-à-vis du traité européen. Ce qui s’est passé, c’est une violation des droits fondamentaux, et cela va bien au-delà de la procédure et de la manière dont sont prises les décisions. Ce sont donc les droits du peuple iranien qui ont été violés.
Oui, toute la dispute porte sur les droits du peuple iranien et avec cette inscription sur la liste noire, ils ont été livrés sur un plateau au régime des mollahs. Mais sachez que nous et notre peuple, nous arracherons ces droits usurpés des griffes des mollahs
Des documents douteux ;
Le Conseil des Ministres européen a été obligé à la suite des demandes répétées des avocats, de leur remettre ses documents sur les accusations de terrorisme.

Le Conseil a certainement dépensé beaucoup de temps et d’énergie pour rassembler ces documents. Mais la montagne a fini par accoucher d’une souris, et au lieu de documents juridiques valables, il a transmis une poignée de papiers sans valeur.

Une partie de ces papiers n’a pas de sources et on ne sait pas d’où ils sortent. D’autres ne sont pas datés. Certains ne portent même pas le nom des Moudjahidine du peuple et n’ont aucun rapport avec l’OMPI. D’autres enfin ont été pris sur des sites Internet douteux.

Est-ce qu’il s’agit de documents juridiques ou de futilités qui déshonorent l’Union européenne et nous font perdre du temps ? Et n’aurait-il pas été préférable qu’ils aient le courage de dire qu’ils n’avaient rien ?

Ecoutez : Un de ces documents dit que puisque le ministre de l’Intérieur britannique avait mis le mouvement de la résistance dans la liste du terrorisme en 2001, il s’agissait donc de terroristes. Un proverbe persan dit : Quand on demande au renard de produire un témoin, il désigne sa queue ! Ce qui est intéressant, c’est que ce ministre a souligné à deux reprises l’an passé qu’il avait mis l’OMPI dans la liste à la demande des mollahs.

Dans un autre document, on prétend que cette résistance ne bénéficie d’aucun soutien en Iran. Bien ! Quel rapport avec l’accusation de terrorisme ? D’ailleurs, cela montre que la complaisance avec les mollahs, n’a pas seulement privé ces messieurs de lucidité et de raison, elle les a aussi privés de la vue. Alors messieurs, ouvrez les yeux et regardez la base populaire de cette résistance. Vous ne voyez donc pas quelle tempête les jeunes Moudjahidine et militants ont soulevée ces jours-ci.

Ecoutez encore : un autre document intéressant sur le prétendu terrorisme de cette résistance. On peut y lire : il y a huit ans, lors d’un débat au parlement britannique, le représentant du gouvernement a rejeté les déclarations de la Résistance iranienne en disant que le résultat de l’élection présidentielle de Khatami renforçait l’optimisme sur le développement des futures relations entre l’Iran et la Grande-Bretagne.

Quel rapport il y a-t-il entre votre optimisme sur le mollah Khatami, l’avancée des dites réformes en Iran, et coller l’étiquette de terrorisme à cette résistance ? D’ailleurs, maintenant qu’à la place des réformes, la bande la plus extrémiste du régime est arrivée au pouvoir et met le monde à feu et à sang, jugez par vous-mêmes : Etait-ce de l’optimisme ou de la stupidité ?

Et voici encore un autre document qui dit : Le mouvement de la résistance s’est exilé en 1981 et il est parti en Irak. Là où actuellement se trouve une armée de plusieurs milliers de combattants et où ils sont soutenus par le régime irakien.

Mais enfin Messieurs ! Cela fait environ quatre ans que l’ancien régime irakien a été renversé et qu’il n’existe plus ! Vous ne voyez donc pas que les Moudjahidine du peuple ne sont plus armés depuis quatre ans ?

«Balivernes ! Etes-vous ivres, auriez-vous perdu la tête ou faites-vous exprès?»

Mais il y a encore un document très significatif : Le Conseil des Ministres brandit un article publié il y a dix ans dans la presse internationale comme un de ses documents. On peut y lire que cette résistance « est toujours la plus forte opposition à un régime qui est un hors-la-loi international… »

Alors c’est clair, votre crime, c’est d’être l’opposition la plus forte à un régime hors-la-loi.

Mais voilà un autre crime, selon un document du Conseil des Ministres: « Les dirigeants du Conseil national de la Résistance disent que lorsque le moment opportun sera venu, cette résistance se lèvera en soutien au soulèvement général contre le gouvernement intégriste. Ils disent : Nous avons l’intention de coordonner cette résistance avec la montée des troubles sociaux pour balayer les mollahs. »

Alors votre crime, c’est aussi d’attiser les protestations et les soulèvements de votre peuple et d’y apporter votre soutien.

Messieurs, il faut vous dire que nous ne cesserons jamais de lutter pour la liberté. Jamais nous ne cesserons. Jamais nous ne cesserons d’attiser les protestations des étudiants, des ouvriers, des enseignant et de les soutenir. C’est un combat que nous mènerons jusqu’à la victoire.

Oui, selon ce document, le plan de cette résistance pour écarter les mollahs revient à s’appuyer sur un soulèvement populaire.

Vous voyez ? D’un coté ils prétendent que la résistance est terroriste, puisqu’elle n’a pas de base populaire. Et d’un autre ils prétendent qu’elle est terroriste puisqu’elle s’appuie sur un soulèvement populaire.

Alors que faut-il croire ?

Ni l’un ni l’autre. Ce qu’il faut croire, c’est que les grandes puissances occidentales ont réprimé la solution dont elles disent qu’elle s’appuie sur un soulèvement populaire. Ainsi donc ce document du Conseil des Ministres est un document sur le crime des partisans de la complaisance.

Oui, Messieurs, vous êtes coupables. Vous êtes coupables d’avoir taxé de terrorisme la résistance contre le fascisme religieux. Vous êtes coupables de faire croire au monde qu’il n’y a pas de solution à la crise iranienne. Et il ne fait aucun doute que vous serez déshonorés devant les Nations européennes.
Je suis heureuse que vous disiez que les papiers caducs, contradictoires et trompeurs qui violent la loi, n’ont aucune légitimité dans l’Europe d’aujourd’hui.

Depuis l’annonce du verdict de la Cour européenne de Justice, plus de mille parlementaires de divers pays d’Europe ont condamné le refus du Conseil des Ministres d’appliquer le verdict. Un grand nombre d’organes parlementaires ont protesté à travers des déclarations, des résolutions et des lettres officielles, notamment dans les parlements britannique, français, allemand, italien, hollandais, danois, polonais et tchèque, contre la position du Conseil des Ministres.

C’est là que nous devons répéter la question du Dr. Vidal Quadras, vice-président du Parlement européen : Il y a-t-il quelqu’un qui pense que mille parlementaires de pays démocratiques se trompent tous ensemble?

Nous aussi nous avons des questions : lorsque vous ignorez les résolutions et les décrets de lois des plus hauts organes parlementaires en Europe et lorsque vous piétinez un arrêt de justice, que reste-t-il de la démocratie ?

Quand vous prenez vos décisions unilatéralement et en secret, que reste-t-il de la démocratie ?

Mais est-ce que la démocratie ce n’est pas répondre de ses actes, ce n’est pas écouter des avis différents, ce n’est pas respecter l’état de droit et la transparence?

Alors ce centre secret au cœur de l’Union européenne qui décide sur les accusations de terrorisme, qu’est-ce que c’est ? Un palais de verre noir mystérieux du nom de Clearing House, dont on ne connaît ni l’emplacement, ni les membres, ni le calendrier.

Est-ce qu’il s’agit d’un organe européen conforme aux normes démocratiques ou d’une arrière-salle obscure? Mais laissez-nous dire aux occupants de cette arrière-salle obscure que même s’ils jettent les droits du peuple iranien dans la gueule d’un monstre, nous irons les en retirer.
Quand le 17 juin 2003, dans le but de détruire la résistance, le gouvernement de M. Chirac a lancé contre les bureaux du Conseil national de la Résistance iranienne une véritable armada, il a étendu les frontières de la complaisance de manière incroyable en participant directement à la répression de la population iranienne. Il s’est abaissé à être l’exécutant de la dictature religieuse.

Ils ont été si loin dans cette voie qu’ils ont ouvert les portes aux agents des services secrets des mollahs, pour qu’ici même à Paris, il commettent des crimes à l’arme blanche et préparent le terrain à des attentats terroristes.

À la recherche d’accords économiques, les gouvernements européens, et à leur tête Paris, prétendaient vouloir modérer le régime des mollahs. Mais quel en a été le résultat ?

Au lieu de se modérer, les mollahs ont mis Ahmadinejad au pouvoir et se sont consacrés à la bombe atomique et à dévorer l’Irak. Le phénomène Ahmadinejad, c’est le résultat de l’alliance du fascisme religieux et de la politique de complaisance.

Mais en vérité, ce que les grandes puissances occidentales n’ont toujours pas pris en compte, c’est que la Résistance iranienne constitue la clé majeure et la plus efficace des événements en Iran et dans cette région. Il y a 27 ans, Khomeiny avait dit que son principal ennemi n’était ni l’Amérique ni l’URSS, mais les Moudjahidine du peuple. Aujourd’hui aussi, Khamenei son disciple, montre que les porte-avions américains dans le Golfe persique ne représentent pas un vrai danger pour son pouvoir, ni les pressions internationales, mais que ce sont bien les Moudjahidine du peuple, la Cité d’Achraf et la Résistance iranienne, c’est-à-dire ceux qui inspirent les soulèvements et les protestations explosives de la société iranienne, qui représentent un danger pour l’existence de son régime.

C’est un danger qui fait trembler les mollahs nuit et jour. C’est contre cela qu’ils veulent se doter de la bombe atomique pour maintenir leur pouvoir vacillant. Mais la tornade de liberté que le peuple iranien soulèvera, particulièrement les femmes et les jeunes, balaiera tout leur appareil de répression cruelle.

Au début de ce mois, le ministère britannique des Affaires étrangères a envoyé une réponse à la plainte déposée par des parlementaires amis de la Résistance contre l’étiquette de terrorisme. Il souligne que les ministres et les autorités du régime des mollahs ont discuté avec leurs homologues en Angleterre et dans l’Union européenne à d’innombrables reprises des Moudjahidine du peuple et de la résistance.

Oui, à d’innombrables reprises et lors d’innombrables marchandages sur le dos de la résistance.

Le ministère britannique des Affaires étrangères dit qu’il a mené ces discussions avec le régime des mollahs pendant des années et qu’il voulait échanger des informations sur les activités de l’OMPI en Grande-Bretagne, en Iran et en Irak avec le régime iranien.

Oui, échanger des informations et fomenter des complots contre le mouvement de la résistance.

Le ministère des Affaires étrangères anglais a averti dans sa lettre que toute action visant à supprimer l’OMPI de la liste entraînerait la déstabilisation du régime. Oui, c’est le cœur du problème : supprimer l’OMPI de la liste ferait trembler les fondements des mollahs car leur destinée est entre les mains de cette résistance.

Le ministère des Affaires étrangères anglais dans cette lettre révèle pour la première fois que le régime lui avait demandé six mois avant la guerre contre l’Irak quels seraient les effets d’une éventuelle intervention militaire en Irak sur la Résistance iranienne. Les autorités anglaises avaient donné l’assurance qu’elles prendraient au sérieux le cas de la Résistance iranienne en Irak.

Oui, elles allaient le prendre au sérieux en bombardant les centres de la Résistance. Elles ont bombardé la Cité d’Achraf 120 fois en une seule nuit.

La force qui garantit la solution pour cette région a été bombardée et désarmée. Quelle en a été la conséquence ? Les mollahs et les gardiens de la révolution se sont déversés par milliers en Irak et ont plongé cette nation opprimée et blessée dans un tourbillon de sang. Cette erreur fatale des grandes puissances occidentales a enchaîné la Résistance iranienne.

Par conséquent, Messieurs, nous vous appelons à changer cette politique désastreuse, à quitter le camp des mollahs et à accepter le verdict de la Cour européenne de justice. C’est dans votre intérêt, et ce sera un pas déterminant pour mettre fin à la politique de complaisance.

Mais en ce qui concerne cette résistance, ses amis et ses partisans, c’est une lutte promise à une victoire certaine. La volonté d’airain, le sacrifice, la foi et les efforts incessants des membres de cette Résistance et du peuple iranien, casseront l’accusation de terrorisme et avanceront jusqu’à la victoire finale. Cela ne fait aucun doute.

La politique française

Nous appelons aussi la France à mettre fin à la politique qui sous le mandat de M. Chirac avait fait de ce pays le principal allié du fascisme religieux. Le dossier du 17 juin est l’héritage le plus infâme du gouvernement précédent. Ce dossier sert littéralement à maintenir sous contrôle le mouvement de la Résistance iranienne au profit des mollahs. Il est maintenu ouvert pour cette raison.

Ce dossier est sans fondement d’un point de vue juridique et c’est un complot d’un point de vue politique. Dans l’histoire juridique de la France, c’est une affaire sans précédent depuis la seconde guerre mondiale. Ils sont tellement à court, qu’ils ont dû engager des agents des services secrets des mollahs pour servir de témoins.

Ce dossier qui est depuis le début dans une impasse, particulièrement depuis le verdict historique de la Cour européenne de justice, s’est aussi effondré sur le fond.

Lors des élections présidentielles en France, le nouveau président de la République a maintes fois parlé d’une France nouvelle et a promis le changement. Mais je dois rappeler qu’en ce qui concerne l’Iran, ce changement n’aura d’